[Article mis à jour le 06 février 2025 à 11h]
Nouvelle étape clé pour Netri dans son passage à l'échelle industrielle : la biotech lyonnaise créée en 2018 inaugure cette semaine sa toute nouvelle usine de production et d'exploitation de ses « organes » sur-puce (OoCs) électroniques, fabriqués à partir de cellules souches.
Ceux-ci, développés depuis une dizaine d'années, permettent de tester des médicaments et des technologies à partir de la reproduction d'organes humains (peau, foie, etc) et de neurones implémentés et innervés sur des puces électroniques. Les réactions neuronales sont ensuite testées et évaluées à partir d'une intelligence artificielle (IA). Cela, dans l'objectif d'accélérer et de fiabiliser la phase de développement pré-clinique d'un médicament ou d'un produit, mais aussi de réduire leurs coûts de développement « par trois » tout en réduisant le recours aux tests réalisés sur des modèles animaux.
Cette nouvelle usine, lancée en janvier 2025 pour un investissement de 10 millions d'euros (financé à 5 millions d'euros par une nouvelle levée de fonds privés, et à 5 millions d'euros par le programme France 2030), offre désormais un « double effet » selon le co-fondateur de Netri, Thibault Honegger :