Bouchons de vaccins : ARaymondLife maintient son cap vers les Etats-Unis

Marie Lyan
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Depuis sa création à Grenoble il y a 160 ans, la PME familiale ARaymond n'a eu de cesse de se transformer, et surtout, de se diversifier. Connue pour être l'inventeur du système de bouton à pression pour le monde de la ganterie grenobloise, cette entreprise désormais aux mains de sa 6e génération est aujourd'hui présente sur plusieurs marchés tels l'automobile, le photovoltaïque, l'industrie, l'appareillage électrique, l'agriculture, mais aussi la santé.
Si l'automobile représente encore 90% du chiffre d'affaires (1,7 milliard d'euros au total en 2024) du groupe de 8.500 salariés établi dans 25 pays, son objectif est bel et bien de faire baisser cette proportion à 60%, à horizon 2040.
Avec en ligne de mire, des secteurs comme celui de la santé, où ARaymond avait déjà créé une filiale dédiée en 2007. Car le point commun entre ces deux secteurs se trouve en réalité du côté des produits d'assemblage. « Le bouchon de vaccin RayDyLyo, développé en interne à destination des laboratoires pharmaceutiques et des biotechs, est en réalité une forme de bouton à pression que l'on clipse, pour refermer ensuite les flacons de manière hermétique », illustre Antoine Raymond.
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C'est justement pour passer à un nouveau stade d'industrialisation qu'ARaymond Life vient d'investir 66 millions d'euros (en propre et sous forme d'emprunts bancaires) sur ce marché. Après avoir installé une première usine de 3.700 m2 dotée de salles blanches en 2015, l'Isérois vient d'inaugurer son nouveau site de production de 14.000 m2 à Voreppe, situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Grenoble. Objectif : tripler la production de son produit phare RayDyLyo, en passant de 15 millions à 250 millions de pièces par année.
Marie Lyan