Yves Revol (PDG de Clasquin) : "Nous sommes encore faibles en Amérique"
Marie-Annick Depagneux
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Acteurs de l'économie - La Tribune : Au semestre votre marge brute de 30,1 millions d'euros (indicateur d'activité plus performant que le chiffre d'affaires) s'affiche en progression de 8,9 % et de 5,9 % à périmètre et taux de changes comparables et votre résultat net s'apprécie de 30,5 % à 1,1 million d'euros. Le volume de vos opérations a crû, lui, de 8,7 % (et 7,2 % à périmètre identique). Autant de chiffres qui signent une reprise du commerce mondial ?
Yves Revol. De fait, les échanges mondiaux sont repartis à la hausse depuis le début du premier trimestre pour le fret maritime* (+ 4 % environ en volume de conteneurs) et également pour le fret aérien (+ 10 % en tonnage). Notre performance endogène est supérieure au marché du fait de notre capacité à gagner de nouveaux clients. Toutefois, notre croissance n'a pas retrouvé le niveau d'avant la crise de 2008. Notre activité augmentait alors au rythme de deux chiffres, d'une année l'autre.
Dans ce contexte d'amélioration économique comment se comportent les taux maritimes, à savoir le prix à payer pour le transport ?
Actuellement ils ont un peu tendance à baisser car nous sommes en basse saison. Le niveau des prix est important pour garantir la bonne santé des compagnies maritimes.
A ce propos la flotte mondiale souffre-t-elle toujours de sur-capacité ?
Ces dix-huit derniers mois le nombre des compagnies maritimes s'est fortement réduit. Il est passé d'une vingtaine à 13 ou 14. Ainsi en Chine, l'armateur Cosco a fusionné avec China Shipping Group. En Corée les actifs de Hanjin Shipping ont été repris par Korea Line, au Japon les trois plus grandes compagnies vont se regrouper dans une seule entité et en France CMA CGM a acheté la société Nol à Singapour.
En quoi consiste précisément votre métier ?
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Nous sommes des spécialistes de l'ingénierie en transport et nous sous-traitons la gestion physique des marchandises. Nous voulons aller plus loin dans le service en développant toute une chaîne logistique overseas, gestion des commandes et des stocks, à l'intention des exportateurs, à partir de la France et d'autres pays. Et dans ce but nous nous sommes dotés, en début d'année, d'une division supply chain management dirigée par notre ancien responsable informatique.
Marie-Annick Depagneux