Spotify : une offre gratuite, mais limitée, sur mobiles et tablettes

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Nous ne voulons pas faire un service qui soit une nouvelle radio (...) Mais la façon dont on écoute la musique a changé. Aujourd'hui, on l'écoute aussi bien chez soi qu'à l'extèrieur, sur tablettes que sur smartphones (...) plus les gens écoutent de la musique, plus ils paient, a déclaré Daniel Ek.
Nous ne voulons pas faire un service qui soit une nouvelle radio (...) Mais la façon dont on écoute la musique a changé. Aujourd'hui, on l'écoute aussi bien chez soi qu'à l'extèrieur, sur tablettes que sur smartphones (...) plus les gens écoutent de la musique, plus ils paient", a déclaré Daniel Ek. (Crédits : Reuters)
Le numéro un mondial de l'écoute de musique en ligne va être disponible gratuitement dès ce mercredi sur mobiles et tablettes. Un service qui ne permettra néanmoins pas de choisir ce que l'on veut écouter...

Spotify change de braquet. Au cours d'une conférence de presse à New York retransmise à LeWeb  - grand messe d'Internet en France se déroulant actuellement à Paris - Daniel Ek, le PDG du groupe suédois a annoncé que Spotify allait être disponible gratuitement sur tablettes et mobiles ce mercredi.

Alléchante sur le papier, cette nouvelle offre contraindra cependant l'auditeur à entendre de la publicité. Par ailleurs, il n'aura pas le loisir de choisir l'ordre de passage des titres puisque la sélection des chansons sera en mode "aléatoire" et il lui sera également impossible de télécharger tout morceau. Des services qui sont disponibles avec l'offre payante.

"Plus les gens écoutent de la musique, plus ils paient"

Pour Daniel Ek, ce nouveau positionnement de Spotify s'explique pour les raisons suivantes :

Nous ne voulons pas faire un service qui soit une nouvelle radio (...) Mais la façon dont on écoute la musique a changé. Aujourd'hui, on l'écoute aussi bien chez soi qu'à l'extérieur, sur tablettes que sur smartphones et nous devons nous adapter (...) plus les gens écoutent de la musique, plus ils paient.

Le PDG de Spotify a ainsi affirmé qu'avec cette offre, il visait un taux de conversion de 20% vers la version premium et payante.

Disponible dans vingt nouveau pays dès ce jeudi

Et Spotify va également poursuivre son internationalisation. Présent actuellement dans 35 pays, le numéro un mondial de l'écoute de musique en ligne a annoncé qu'il serait disponible dès ce jeudi dans vingt nouveaux pays en Europe et en Amérique Latine.

A noter que Spotify compte actuellement 24 millions d'utilisateurs actifs et plus de 6 millions d'abonnés payants. 

Plus d'un milliards de dollars reversé aux détenteurs de droits

Daniel Ek a également révélé que, depuis son lancement en Suède en 2008, le groupe a généré plus d'un milliard de dollars pour les détenteurs de droits. La semaine dernière, Spotify avait déjà levé une partie du voile sur ce qu'il versait, notamment aux artistes.

L'entreprise avait ainsi indiqué que la somme dépendait de plusieurs "variables" : d'une part le pourcentage de royalties négociées pour l'artiste et d'autre part ses auditeurs, selon le pays d'où ils écoutent la chanson et s'ils paient ou non un abonnement.

"Un paiement moyen par diffusion aux détenteurs des droits compris entre 0,006 et 0,0084 dollar"

"Récemment, ces variables ont amené à un paiement moyen par diffusion aux détenteurs des droits compris entre 0,006 et 0,0084 dollar", a écrit Spotify. Ces détenteurs de droits comprennent l'artiste et son producteur et/ou sa maison de disque. La part de l'artiste seul dépend du contrat qu'il a signé et "varie en fonction des territoires conformément aux lois locales et aux accords négociés", a indiqué Spotify.

Elle est très différente d'un artiste à l'autre et Spotify n'a donné qu'un exemple sans préciser le nombre d'écoutes ni l'artiste. Un grand nom de la chanson a ainsi touché un peu plus de trois millions de dollars d'août 2012 à juillet 2013, et devrait empocher plus du double en 2013-2014.

Spotify n'a encore dégagé aucun bénéfice

Pour rappel, Spotify n'a pas encore réussi à engranger de bénéfice. En 2012, sa perte nette a été de 58,7 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 434,7 millions d'euros.

Son plus grand concurrent, l'américain Pandora, a déjà fait état de bénéfices trimestriels. Et le français Deezer, beaucoup plus petit, a assuré être rentable de fin 2010 à 2012, avant des investissements en vue de se lancer sur le marché américain.

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