Carnet de rappel numérique : polémique en Allemagne, échec en France dans TousAntiCovid
François Manens
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tousanticovid.gouv
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Scandale en Allemagne, suite à un débordement de la police de Mayence, rendu public le 11 janvier. Dans le cadre d'une enquête sur le décès d'un homme à la sortie d'un restaurant fin novembre 2021, les forces de l'ordre ont obtenu l'accès aux données de Luca, l'une des deux applications de traçage des contact utilisées à grande échelle dans le pays. Autrement dit, l'un des deux TousAntiCovid d'outre-Rhin.
Les policiers ont ainsi identifié 21 potentiels témoins présents dans le restaurant, qu'ils ont contacté pour confirmer la supposée cause du décès : une chute. Le problème, c'est que la loi allemande prévoit que seules les autorités de santé aient accès aux informations personnelles collectées par l'application. L'écart commis par la police de Mayence a donc généré de multiples réactions, l'ouverture d'une enquête, et relancé un débat sur la sécurité et l'utilité des applications de traçage numérique des contacts.
Téléchargée 35 millions de fois dans son pays, Luca permet aux lieux fermés (restaurants, cafés, salles de concerts...) d'enregistrer le passage des visiteurs, dans l'objectif d'effectuer un traçage des contacts plus complet. Lorsqu'une personne se déclare positive au Covid dans l'application, toutes les personnes l'ayant croisée dans un lieu fermé seront alertées de leur statut de cas contact (à condition que toutes les parties aient correctement utilisé un système de QR code). Elles pourront ainsi s'isoler et effectuer un test.
Concrètement, Luca reprend le fonctionnement des carnets de contacts, un dispositif également déployé en France dès le premier déconfinement. Sauf qu'au lieu d'inscrire leur nom, un moyen de contact et leur heure d'arrivée sur un carnet papier souvent mal protégé, les visiteurs se contentent de scanner un QR code à l'entrée de l'établissement.
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Par ce simple geste, ils inscrivent leur passage dans une base de données qui comprend leur nom, leur prénom, leur adresse et leur numéro de téléphone. Puis, ils scannent à nouveau le code en sortant, pour marquer la fin de leur passage.
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François Manens