Si Google est le dénominateur commun dans différentes affaires sur lesquelles enquête la Commission européenne, cela ne veut pas dire qu'en résoudre une, c'est les résoudre toutes, a prévenu la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager dans une interview.
"Ce que l'on retrouve en commun [dans ces dossiers], c'est le nom Google, [...] mais à part ça, ils sont vraiment différents. C'est pourquoi je ne vois pas ça comme une affaire Google mais littéralement comme des enquêtes et dossiers différents."
Et de citer notamment le dossier Google Shopping -le moteur de recherche est accusé de mettre en avant son comparateur de prix-, et les enquêtes concernant Android -"une haute priorité"- et le marché de la publicité.
Interrogée sur la possibilité d'un lien entre le dossier "Shopping" et les autres, Margrethe Vestager a expliqué que la balance était délicate.
"Le dossier "Shopping" peut avoir des similarités si l'on regarde éventualité[Google]Map et[Google]Travel et un certain nombre d'autres services liés, car les plaintes raconte plus ou moins la même histoire", répond-elle.
Celle d'une entreprise qui met en avant ses propres services au détriment de ceux des concurrents."Mais ce n'est en aucun cas parce que vous en avez résolu un que vous les avez tous résolus", avertit la commissaire européenne.
"Il est très difficile de voir où cela va nous mener", explique toutefois Margrethe Vestager alors que le WSJ l'interroge sur sa volonté d'établir une sorte de précédent, évitant ainsi l'ouverture de trop nombreux dossiers. Et d'ajouter :
"Peu importe le déroulement de l'affaire, la leçon à retenir doit être compréhensible."