Cloud souverain, données privées, Health Data Hub : le grand oral des candidats à la présidentielle sur le numérique
Guillaume Renouard
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Contexte international oblige, la question de la souveraineté numérique du pays s'est naturellement imposée comme l'un des gros enjeux du quinquennat à venir.
Réunis par le principal syndicat professionnel français de la tech pour présenter le volet digital de leur programme, les candidats à l’élection présidentielle ont insisté sur l’impératif de renforcer la souveraineté numérique de la France et de l’Europe. Protection des données, cloud souverain et préservation des pépites locales sont des objectifs partagés par tous les candidats, qui divergent toutefois quant aux manières d’y parvenir.
Cinq minutes de parole accordées à chaque candidat pour pitcher son programme sur le numérique, suivies de dix minutes de questions/réponses. Un agenda millimétré et rythmé par un gong scandant impitoyablement la fin du temps imparti, quitte à interrompre les candidats qui seraient tentés de déborder.
C'est le format qu'avait choisi mercredi soir le collectif Convergences numériques (qui réunit les onze principales associations et organisations professionnelles du secteur numérique français) pour cuisiner les candidats à l'élection présidentielle sur leur vision de l'industrie des nouvelles technologies.
À l'exception de Marine Le Pen, tous les principaux candidats étaient présents : Valérie Pécresse, Nicolas Dupont-Aignan, Yannick Jadot, Eric Zemmour et Anne Hidalgo. Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron étaient de leur côté respectivement représentés par Bastien Lachaud, député de la sixième circonscription de la Seine Saint-Denis, et par Cédric O, secrétaire d'État à la Transition numérique et aux Communications électroniques. Chacun leur tour, ils se sont succédés, durant un peu plus de deux heures, pour s'exprimer sur un ring central cerné par le public, exposant leurs visions et répondant aux questions des modérateurs et des spectateurs.
La souveraineté des données au cœur des débats
Contexte international oblige, la question de la souveraineté numérique du pays s'est naturellement imposée comme l'un des gros enjeux du quinquennat à venir pour les candidats. La question du stockage des données, notamment, a été âprement discutée.
La plupart des candidats ont ainsi exprimé leur insatisfaction quant au projet de cloud souverain européen Gaia-X. Initié par la France et l'Allemagne, il vise à mettre en place des infrastructures cloud en Europe afin d'y héberger les données des entreprises et des citoyens européens. Il s'est toutefois attiré de nombreuses critiques, car ouvert aux géants du cloud américains et chinois : Microsoft, Google, Huawei ou encore Alibaba.
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