Dans la banlieue de Bangalore, en Inde, une centaine d'ouvriers de l'usine du groupe taïwanais Wistron Infocomm Manufacturing, qui fabrique des iPhones, ont été arrêtés par la police pour cause d'émeute.
Une centaine de personnes ont été arrêtées samedi après la mise à sac d'une usine fabriquant des iPhones dans le sud de l'Inde, par des ouvriers en colère assurant n'avoir pas été payés depuis quatre mois et être exploités.
Apple à nouveau pointé du doigt pour les conditions de travail de ses sous-traitants. Dans la banlieue de Bangalore, en Inde, une centaine d'ouvriers de l'usine du groupe taïwanais Wistron Infocomm Manufacturing, qui fabrique des iPhones, ont été arrêtés par la police pour cause d'émeute. En colère, ils ont mis à sac samedi dernier leur propre usine car ils assurent n'avoir pas été payés depuis quatre mois et être exploités.
Des images tournées sur place ont montré des vitres pulvérisées et des voitures renversées. Les caméras de vidéo-surveillance, des lampes et des ventilateurs ont également étés brisés et une voiture a été incendiée.
L'Etat et l'usine nient les mauvaises conditions de travail
Des médias locaux rapportent que des employés se plaignaient de ne pas avoir été payés depuis quatre mois et d'avoir été contraints à faire des heures supplémentaires. "La situation est maintenant sous contrôle. Des équipes spéciales ont été mises sur pied pour enquêter sur cet incident", a affirmé dimanche à l'AFP la police locale, ajoutant qu'on ne déplorait aucun blessé.
Le ministre en chef adjoint de l'Etat du Karnataka, C.N. Ashwathnarayan, a dénoncé des actes de violence gratuite et ajouté que son gouvernement veillerait à ce que la lumière soit faite "sans tarder" sur cette affaire. "Nous nous assurerons de ce que les droits des travailleurs soient protégés et que les sommes dues leur soient versées".
De son côté, le groupe Wistron a indiqué à l'AFP que "l'incident avait été causé par des personnes inconnues venant de l'extérieur de l'usine dans laquelle elles se sont introduites et ont provoqué des dégâts, sans qu'on connaisse leurs intentions".
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Le groupe a ajouté qu'il s'était "engagé à suivre les lois locales sur le travail, et tous les autres règlements dans ce domaine", dans un communiqué rédigé en chinois.
"Exploitation brutale" pour un syndicat local
Un responsable syndical local a dénoncé "l'exploitation brutale" des ouvriers de l'usine.