Coupe du Monde : le big data s'est encore spectaculairement raté dans ses prévisions

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L'équipe de France de football
L'équipe de France de football (Crédits : Grigory Dukor)
Alors que la France a battu la Croatie en finale de la Coupe du Monde de football, ce scénario n'a été envisagé par aucune prévision issue de l'analyse des données à grande échelle, ou big data. Seul l'éditeur de jeux vidéo EA Sports a su prédire la victoire de la France, mais il la voyait face à l'Allemagne.

La France a gagné la Coupe du Monde face à la Croatie... et le big data n'a pas su le deviner. Après le fiasco de l'élection présidentielle de 2017 -les prédictions des spécialistes des données contredisaient les sondages en voyant François Fillon se qualifier pour le second tour-, bis repetita pour la Coupe du Monde. L'affiche de la finale, France vs Croatie, n'a été correctement annoncée par aucun des acteurs qui se sont risqués au jeu des prédictions sur la base du big data et du machine learning, une méthode de calcul relevant de l'intelligence artificielle. L'objectif était de tester leurs algorithmes et d'évaluer leurs progrès, eux qui avaient déjà échoué à prédire le vainqueur lors des précédents mondiaux de football.

Lire aussi : Présidentielle : le big data éliminé dès le premier tour, revanche des sondages

Les banques ont eu tout faux

Trois banques -UBS, Goldman Sachs et la Commerzbank- se sont prêtées au jeu en transposant sur le terrain du football leurs modèles d'analyse habituellement réservés à la prédiction économique. La palme du raté le plus spectaculaire revient au suisse UBS. Ses algorithmes ont calculé la probabilité pour les 32 nations présentes en Russie de soulever le trophée, en prenant notamment en compte les résultats des cinq précédentes Coupes du Monde, les performances précédentes des équipes nationales, mais aussi la façon dont se sont qualifiées les équipes pour ce Mondial 2018 ainsi que "l'imprévisibilité" du sport, comme les blessures des joueurs.

Lire aussi : Et pour Goldman Sachs, le vainqueur de la Coupe du monde est...

Résultat : UBS pensait que le vainqueur le plus probable était l'Allemagne, avec 24% de chances de gagner, suivie par le Brésil (20%) et l'Espagne (16%), qui cumulaient à eux trois 60% des chances. Le Royaume-Uni, demi-finaliste surprise, figurait très loin en quatrième position (8,5% de chances de gagner). Quant à la France, elle n'arrivait que cinquième (7,3%). Pis : la banque ne misait pas une pièce sur la Croatie, créditée de 0,2% de chances de victoire et de 0,9% de chances de se hisser en finale... On connaît la suite : la Mannschaft a été éliminée dès la phase de poules et le Brésil a été sorti en quarts par la Belgique.

Du côté de l'américain Goldman Sachs, on se glorifiait de recourir à des méthodes de machine learning sophistiquées, capables de mouliner un nombre impressionnant de paramètres pour fournir des prédictions d'une grande finesse. La banque a nourri son algorithme de statistiques variées : caractéristiques des joueurs (passes décisives, tacles par match etc.), nombre de buts marqués par l'équipe, performance générale et en fonction de chaque match de la Coupe du monde depuis 2005. Verdict : à l'issue d'un million de simulations d'évolutions de la compétition, la banque d'investissement voyait l'Allemagne battre le Brésil en finale, la France "malchanceuse au tirage" devant s'arrêter en demi-finales.

Enfin, le groupe allemand Commerzbank, qui a ajouté à ses paramètres de calcul la valeur des joueurs sur le marché, les favoris étaient encore l'Allemagne et le Brésil.

EA Sports prédit parfaitement le parcours de la France... mais la voit gagner en finale face à l'Allemagne

Si l'analyse prédictive ne sort pas grandie de la Coupe du Monde -en grande partie à cause de la beauté de l'imprévisibilité du sport-, un autre acteur a fait un peu mieux que les banques. Il s'agit d'EA Sports. L'éditeur de jeux vidéo a profité de la mise à jour de son jeu dédié à la Coupe du Monde 2018 pour effectuer, en mai dernier, une simulation de la compétition qui donnait la France championne du monde après une victoire à l'arrachée... mais face à l'Allemagne. L'éditeur aura au moins su prédire l'un des finalistes, mais cela ne suffit pas à redorer le blason de l'exercice de la prédiction sportive.

Sa méthode, qui donne davantage d'importance à la valeur marchande des joueurs,  semble toutefois plus pertinente que celle des banques. Car EA Sports a su prédire parfaitement le parcours des Bleus : victoire contre l'Argentine en huitièmes de finale, contre l'Uruguay en quarts et contre la Belgique en demi-finales. Mais la France affrontait -et battait- l'Allemagne en finale. Si cela peut consoler les supporters, EA Sports avait correctement prédit la victoire finale de l'Allemagne en finale et s'était aussi trompé d'adversaire : à l'époque, son IA avait désigné le Brésil alors que la Mannschaft avait battu l'Argentine. Bis repetita en 2018, mais avec la Croatie dans le rôle du finaliste surprise... que personne n'a su anticiper.

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a écrit le 17/07/2018 à 10:26 :
mouaip gros bof... de toute façon le bigdata appliqué à une compétition sportive n'a pas de sens.

Par contre ce qui est grave c'est les 10 minutes sur les Champs et d'avoir snobé les supporters pour aller faire la fête avec les premiers de cordés.

Je pense que la FFF a fait une erreur majeure sur le coup...
a écrit le 16/07/2018 à 23:33 :
Je vous invite à lire le rapport publié le 23 mai 2018 par BCA Research "The Most Important Of All Unimportant Forecasts: 2018 FIFA World Cup" sur lequel j'ai personnellement travaillé.

Via un modèle statistique probit ordonné incorporant des données sur les joueurs et des variables créées visant à capturer ce qui produit un vainqueur , une simulation en deux étapes (groupe et élimination directe) a donné la France en finale, certes perdant contre l'Espagne.
a écrit le 16/07/2018 à 15:27 :
Très inquiet sur les prévisions économiques que les banques citées ci-dessus (UBS, Goldman Sachs et la Commerzbank) peuvent tirer de leurs algorithmes qui se sont une fois de plus complètement plantés!
a écrit le 16/07/2018 à 11:48 :
rien de nouveau les algorismes ne vous rendent que ce que vous leurs avez donner apres analyse, mais ne peuvent pas predire l avenir, PAR CONTRE MOI JE VOUS PREDIT QUE LE FOOT VAS DEVENIR L OPIUMS DU PEUPLE?MAIS C EST UN OPIUMS MEDICAL INOFANCIF ET FESTIF et tres populaires recuperer pars les hommes politiques CE N EST PAS NOUVEAUX LES GRECS ET LES ROMAINS UTILSEZ CETTE METHODE POUR DETOURNER LEURS CONCITOYENS DES PROBLEMES DU MOMENT???APRES LEPAIN .L EDUCATION .LE FOOT DEVIENT LE PREMIER BESOIN DU PEUPLE //VERITE///
a écrit le 16/07/2018 à 11:48 :
rien de nouveau les algorismes ne vous rendent que ce que vous leurs avez donner apres analyse, mais ne peuvent pas predire l avenir, PAR CONTRE MOI JE VOUS PREDIT QUE LE FOOT VAS DEVENIR L OPIUMS DU PEUPLE?MAIS C EST UN OPIUMS MEDICAL INOFANCIF ET FESTIF et tres populaires recuperer pars les hommes politiques CE N EST PAS NOUVEAUX LES GRECS ET LES ROMAINS UTILSEZ CETTE METHODE POUR DETOURNER LEURS CONCITOYENS DES PROBLEMES DU MOMENT???APRES LEPAIN .L EDUCATION .LE FOOT DEVIENT LE PREMIER BESOIN DU PEUPLE //VERITE///
a écrit le 16/07/2018 à 11:46 :
Ceci dit méfions nous de l'attitude de ceux qui comme à l'AESA disent : ça marchera pas!
a écrit le 16/07/2018 à 11:45 :
Ils font pâle figure face à Paul le poulpe c'est vrai. Mais il a le bras long et en plus en possède plusieurs voire beaucoup, du coup il embrasse la réalité avec plus de dimensions.
a écrit le 16/07/2018 à 10:35 :
Non, pas Big-data, mais Bide-data !!
a écrit le 16/07/2018 à 9:00 :
"Seul l'éditeur de jeux vidéo EA Sports a su prédire la victoire de la France, mais il la voyait face à l'Allemagne"

Il est vrai que battre les allemands en finale aurait été tellement délicieux mais bon on ne va pas se priver de notre plaisir et merci beaucoup pour cet article parce que quand un logiciel gagne on nous en fait des caisses en prévoyant la fin du monde de l'humanité mais quand ils se plantent tous personne pour remettre en cause ces énièmes outils approximatifs de prédiction.

LE néolibéralisme est une économie de la croyance et non technique.
a écrit le 16/07/2018 à 8:10 :
je n'ose qualifier l'article tant il est.. n'importe qui, un minimum exposé à la notion de modèle, sait que -comme disent les banquiers- "les performances passées ne préjugent en rien des performances futures".. et évidemment, personne dans les grandes banques ne l'ignore... dès lors, il faut prendre ces "prévisions" pour ce qu'elles sont: un clin d'oeil, une blague, qui démontrent évidemment que l'on peut travailler sur des produits structurés, mais aussi aimer le foot.. Nul besoin de crier encore une fois sa haine contre les services financiers, et les personnes qui vous rendent ces services (que vous n'êtes évidemment pas obligés d'utiliser)..
Réponse de le 16/07/2018 à 8:45 :
Ok il ne faut pas accorder une importance primordiale à ces prévisions, mais dans ce cas, pourquoi se préter à cet exercice ? En tout cas, pas pour Valider leur crédibilité. Ces logiciels et programmes qui orientent les investissements et valident la stratégie de ces grands établissements me font réfléchir sur la crise passée des subprimes et de la dette de certains états, l’ensemble validée par ces grandes banques et leur analystes qui n’ont rien vu venir. On en reparle trés prochaienement.....
a écrit le 16/07/2018 à 4:20 :
Si ca pouvait leur servir de lecon ? Mais non, ils vont perdurer dans la connerie, une specialite humaine.
a écrit le 15/07/2018 à 22:13 :
"La France a gagné la Coupe du Monde face à la Croatie... et le big data n'a pas su le devenir."

Jolie ! Devenir c'est prévoir (à rebours) à condition de savoir rattacher les éléments prépondérants à pondérer qui ne sont pas tous numérisables et donc automatisables.
Et quand bien même le but est de déceler des pattern récurrentes, la récurrence opérant sur des évènements aléatoires dont on ne connait pas l'immensité !
Comment dès lors appliquer ne serait ce que la loi des grands nombres ?
La mécanique quantique ? Mais elle, est linéaire...

kolmogorov
a écrit le 15/07/2018 à 17:31 :
Le big data, une arnaque comme le truc à la mode "l'IA" .... bon, je prépare mes moules .... j'en ai rien à foot !
a écrit le 15/07/2018 à 17:09 :
haha!
le big data qui donne les numeros du loto, les cours de bourse, le temps qu'il fera dans 5 ans,!
he oui, l'atterissage va etre dur quand on va se rendre compte qu'utilser des reseaux convolutifs ne dispense pas 1) de reflechir 2) de savoir en quoi les outils d'ai sont utiles ... ou pas! 3) de savoir ou ils plantent
au passage, prevoir que l'avant centre vedette aura une gastro, ce qui l'emepchera de jouer, et fera perdre son equipe, ca n'est previsible que par celui qui se debnroullera pour qu'il ait sa gastro le jour j a l'heure h..........
il faudrait faire du big data pour connaitre le prochain tweet de trump, qui peut tweeter sur tout et n'impoirte quoi si ca le prend... ca fera un exemple de plu!

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