Données des océans : Sinay fait parler le monde du silence
Nathalie Jourdan
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Des experts de Sinay se préparent avant une campagne de mesure en mer
Sinay
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Des experts de Sinay se préparent avant une campagne de mesure en mer
Sinay
Numériser les océans. Jacques-Yves Cousteau en aurait rêvé, Sinay le fait. Depuis trois ans, ce discret bureau d'études normand spécialisé dans la data maritime radiographie toutes les mers du globe. Rien ou presque de ce qui se passe sur ou sous la surface de l'eau n'échappe à ses radars qu'il s'agisse des émissions de CO2 des navires de commerce, des événements météo ou des habitudes migratoires des dauphins. Son carburant : la formidable masse de données maritimes que nous transmettent en continu les constellations de satellites et les millions de capteurs publics et privés disséminés à travers la planète. Son équipe (80 collaborateurs) a accumulé un gisement de 350 téraoctets jusqu'à ce jour : un niveau record dans la spécialité.
« Lorsqu'un indicateur manque, nous menons nos propres campagnes de mesure. Nous sommes l'une des seules sociétés à pouvoir revendiquer 20.000 heures de sorties en mer par avion, bateau et drone », précise son PDG et co-fondateur Yanis Souami. La PME ne se borne pas à un travail de collecte. Pour traiter ces montagnes de renseignements difficilement décryptables en l'état, ses ingénieurs ont développé une soixantaine d'algorithmes d'intelligence artificielle. Leur vocation ? « Raffiner » les données brutes pour les transformer en modèles physiques, statistiques ou prédictifs avec pour ambition de rendre l'économie bleue « plus intelligente et plus durable ».
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Les domaines d'applications sont vastes. Ils vont de l'optimisation du routage des navires, à la réduction de la congestion portuaire, en passant par la modélisation d'impacts sur la faune et la flore, le calcul de l'empreinte carbone d'un conteneur ou encore la sécurisation des travaux en mer. Un secteur avide de data depuis le boom de l'éolien marin.
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