Drones : la startup havraise Drone XTR emporte le marché de la surveillance des aéroports
Nathalie Jourdan
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Le système vise à prévenir les collisions entre les avions et les engins volants sans pilote.
DR
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Le système vise à prévenir les collisions entre les avions et les engins volants sans pilote.
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C'était l'un des plus gros marchés publics de détection de drones civils jamais lancé en France. Autant dire qu'il était très convoité. La Direction des services de la navigation aérienne (DSNA) vient de confier au Havrais Drone XTR le soin de détecter les intrusions de drones dans le ciel des huit premiers aéroports régionaux (Nice, Beauvais, Nantes, Toulouse...). L'entreprise forte de seulement cinq salariés a emporté, pour 5 ans, ce contrat à 7,2 millions d'euros au nez et à la barbe de Thales et de Cerbair entre autres.
Cette victoire de David contre les Goliath pour reprendre la formule employée par le média Intelligence Online a suscité un peu d'étonnement dans la filière. « Nous sommes un petit poucet qui fait du bruit », commente dans un sourire son responsable commercial, Marin David, manifestement pas fâché d'avoir réussi ce qu'il appelle « un vrai coup ».
Méconnue du grand public, Drone XTR a été fondée en 2014 par Jean-François Adam avec le soutien d'un homme d'affaires havrais. Malgré sa petite taille, la startup jouit d'une solide antériorité dans la détection d'engins volants sans pilote. Sa solution « de contrôle aérien à basse hauteur » équipe aujourd'hui plus d'une soixantaine de sites privés sensibles : établissements industriels, centrales nucléaires, parcs d'attraction, résidences de VIP.... « Son système totalement passif et indétectable permet une installation directement sur le site et est capable de détecter toute irruption d'un drone dans un espace aérien, dans un rayon de 10 km », vante-t-on au sein du cluster Normandie Aeroespace dont Drone XTR est un membre actif.
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Parmi ses références, on trouve notamment la couverture de la totalité des 10.000 hectares de la zone industrielle du Havre. Sur la seule année 2023, la société se flatte d'avoir à son actif le repérage de 150.000 drones dans le ciel français. « Nos systèmes ont fait leurs preuves, en particulier sur des zones qui se situent à proximité des aéroports concernés. On peut penser que cela a rassuré la DSNA », risque Marin David. « Pour certains aéroports, nous n'aurons qu'à ouvrir un accès à nos systèmes pour fournir les informations de vols de drones », précise Jean-François Adam en écho.
Nathalie Jourdan