Encore un gros contrat. Air Liquide a annoncé le 24 juillet dernier qu'il fournirait les gaz d'un « client majeur » de la fabrication des semi-conducteurs à Dresde, en Allemagne. Quelques jours plus tôt, il confirmait le démarrage d'une nouvelle usine de production en Corée du Sud pour produire des molécules de très haute pureté à destination des futures générations de puces. Le tout, juste après avoir officialisé la construction pour 2027 d'une nouvelle usine dans le sud-est des États-Unis.
Fleuron du CAC 40 et chouchou des boursicoteurs, Air Liquide est l'un des leaders mondiaux des gaz médicaux et industriels. Son rôle majeur dans les semi-conducteurs serait resté discret si ce marché n'était pas reparti à la hausse en 2024, stimulé par l'essor rapide de l'intelligence artificielle qui nécessite des puces de plus en plus puissantes et spécialisées. Lors de la publication des résultats du premier semestre 2025 publiés ce mardi, l'entreprise a déclaré qu'un tiers de ses investissements était désormais fléché vers les semi-conducteurs.
Depuis cette embellie, le Français jongle avec les investissements pour suivre le développement de ses clients qui s'appellent TSMC, Samsung Electronics, GlobalFoundries, Micron Technology, Intel, STMicroelectronics, SK Hynix ou encore VSMC. « Nous servons les dix grands leaders mondiaux », confirme Armelle Levieux, la directrice innovation et technologie d'Air Liquide, en charge notamment de l'électronique. L'acteur français n'est pas le seul, mais reste en pole position au sein du trio formé avec ses concurrents Air Products et Linde.