Semi-conducteurs : les États-Unis imposent de nouvelles restrictions commerciales à la Chine
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Les États-Unis vont renforcer leurs restrictions commerciales contre la Chine sur les semi-conducteurs. Une mesure qui n'est pas de l'initiative du futur président Donald Trump, qui s'est fait remarquer ces dernière semaines pour ses annonces protectionnistes, mais de l'actuel locataire de la Maison Blanche, Joe Biden.
Concrètement, le département du Commerce contrôlera les exportations de semi-conducteurs s'il estime que cela menace la sécurité nationale américaine. De nouveaux contrôles sont ainsi prévus pour l'exportation de 24 types d'équipements de fabrication des semi-conducteurs, ainsi que trois types d'outils logiciels pour le développement ou la production de ces puces électroniques.
En outre, 140 entreprises chinoises supplémentaires sont concernées par des restrictions à l'exportation. Au motif qu'elles sont considérées comme agissant à la « demande de Pékin pour faire avancer les objectifs avancés de la Chine en matière de puces, ce qui présente un risque pour la sécurité nationale des États-Unis et de leurs alliés », estime le département du Commerce. Sont concernées, entre autres, les sociétés chinoises de puces Piotech et SiCarrier Technology, ou encore Naura Technology Group, qui fabrique des équipements de production de puces, précise le communiqué.
La Chine n'a, pour l'heure, pas réagi encore à cette annonce. Mais la première puissance asiatique a déjà dans le passé déploré ces restrictions, les jugeant « discriminatoires pour le commerce et l'investissement ».
Pour rappel, les États-Unis ont mis en place une limitation sur les exportations de certaines puces très avancées (les cerveaux de nos appareils électroniques) et d'équipements de pointe de fabrication de ces composantes. Objectif : empêcher Pékin d'acquérir ses semi-conducteurs susceptibles d'être utilisés dans des armes et les hautes technologies.
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Un argument encore mis en avant ce lundi par Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche. Il a ainsi déclaré que les nouvelles restrictions sont « importantes pour protéger [notre] technologie de toute utilisation par nos adversaires qui menacerait notre sécurité nationale ».
Plus globalement, les États-Unis affichent de longue date leur volonté d'être indépendants concernant cette technologie. Une stratégie qui avait été amorcée par Donald Trump lors de son premier mandat (2016-2020), puis poursuivie par Joe Biden.
L'actuel président a ainsi voté la loi dite « Chips Act » en août 2022, pour disposer de l'ensemble de la chaîne de production sur le sol américain. Celle-ci prévoit pas moins de 52,7 milliards de dollars pour relancer la production dans le pays, avec l'idée que l'argent public serve de tremplin pour des investissements privés. Et ça a déjà marché, en témoignent les différentes annonces de construction d'usines, à l'image de celle du géant sud-coréen SK Hynix dans l'Indiana ou de celles prévues par Intel dans plusieurs États de l'Ouest américain.
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Mais le pays de l'oncle Sam n'est pas le seul à dégainer le carnet de chèques pour attirer les projets. La Corée du Sud, le Japon et même l'Union européenne se positionnent également. « La concurrence actuelle dans le secteur des semi-conducteurs est une guerre industrielle et une guerre totale entre les pays », a reconnu, au printemps, le président sud-coréen Yoon Suk Yeol.
(Avec AFP)
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