En Italie, rien ne va plus entre Mediaset et Vivendi

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Vincent Bolloré, le patron de Vivendi.
Vincent Bolloré, le patron de Vivendi. (Crédits : Reuters)
Le conseil d’administration du groupe de télévision de Silvio Berlusconi boude la nouvelle offre du géant français des médias dirigé par Vincent Bolloré. Ce dernier ne souhaite plus acquérir 100% mais 20% de Mediaset Premium, son bouquet de chaînes payantes. Ce qui ne convient pas du tout à Mediaset, qui songe à agir au pénal.

Ce qui était présenté comme un partenariat stratégique vire au bras de fer. Le conseil d'administration de Mediaset a rejeté jeudi la nouvelle offre de Vivendi, qui ne souhaite plus acquérir 100% mais seulement 20% du bouquet de télévision payante Mediaset Premium, et n'a pas exclu d'agir au pénal. Les groupes de Vincent Bolloré et du magnat Silvio Berlusconi avaient dévoilé le 8 avril un "accord stratégique" passant par un échange de participations croisées de 3,5% et la prise de contrôle par Vivendi de la totalité de Mediaset Premium.

Mais le groupe français a finalement fait machine arrière mardi, en évoquant des "différends significatifs" avec Mediaset au sujet des résultats futurs du bouquet de télévision. D'après Mediaset, le groupe français, "tout en confirmant l'échange de participation de 3,5% du capital de Vivendi contre 3,5% du capital de Mediaset, a proposé d'acheter seulement 20% de Mediaset Premium et, dans les trois ans, quelque 15% de Mediaset à travers une obligation convertible obligatoire".

Une possible "action civile et même pénale"

Le groupe français a confirmé les grandes lignes de ce montage. Réuni jeudi, le conseil d'administration de Mediaset a "rejeté la proposition alternative faite par Vivendi, parce qu'elle est incompatible avec le contrat contraignant déjà signé par les deux parties".

"Par conséquent, le conseil a autorisé l'adoption de toutes les mesures nécessaires pour s'assurer du respect des termes originaux du contrat par Vivendi", et si ce n'était pas le cas, "à procéder à toute action civile et même pénale, pour défendre et protéger les intérêts de la société", a-t-il souligné dans un communiqué.

De son côté, Vivendi s'est aussi dit prêt à aller en justice: "Les propos des communiqués de Mediaset ont entaché la notoriété et l'image de Vivendi, qui mettra en oeuvre tous les moyens à sa disposition pour rétablir la réputation du groupe" assure un porte-parole du groupe de médias français.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 29/07/2016 à 7:50 :
On annonce de fortes perturbations sur la quart nord de la Bretagne. Des vents de l'ordre de force 6 voire 7.
L'heritier breton qui aime les huitres est contrarie. Quand ca veut pas, ca veut pas !
a écrit le 28/07/2016 à 21:59 :
le requin breton de la finance,chancre du capitalisme sauvage va t'il battre le record d'impopularité de jm messier en son temps?et finira-t-il comme lui aux oubliettes de l'histoire apres avoir laissé derriere lui des entreprises exangue, larmes et desolation.?en tout cas pas besoin d'une loi Konri pour que ce mr licencie a tire larigot comme l'on dit chez moi.

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