Vivendi veut retirer Gameloft de la cote

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A l'issue d'une offre publique d'achat (OPA) hostile, qui s'est achevée le 15 juin, le groupe dirigé par Vincent Bolloré détient 95,94% du capital et 95,77% des droits de vote de Gameloft.
A l'issue d'une offre publique d'achat (OPA) hostile, qui s'est achevée le 15 juin, le groupe dirigé par Vincent Bolloré détient 95,94% du capital et 95,77% des droits de vote de Gameloft. (Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters)
Après l’abandon d’un recours en justice par la société de jeux vidéo sur mobile, le géant des médias initie le retrait obligatoire des 4% qu’il ne possède pas.

Vivendi a l'intention de retirer de la cote Gameloft, dont il contrôle près de 96%, après que l'éditeur de jeux vidéo pour mobiles a abandonné un recours en justice, a indiqué mercredi l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans un avis. Le groupe de médias va procéder au retrait obligatoire des titres Gameloft qu'il ne détient pas encore, soit 4,07% du capital, le 26 juillet au prix de 8 euros par action, précise l'avis.

A l'issue d'une offre publique d'achat (OPA) hostile, qui s'est achevée le 15 juin, le groupe dirigé par Vincent Bolloré détient 95,94% du capital et 95,77% des droits de vote de l'éditeur fondé par Michel Guillemot. Vivendi s'était engagé à ne pas mettre en oeuvre de retrait obligatoire des actions Gameloft avant qu'un recours en justice ne tranche sur la conformité de l'OPA.

Offensive sur Ubisoft

Mais Gameloft a finalement abandonné le recours qu'il avait déposé en mars, ce qui laisse la voie libre à Vivendi pour retirer Gameloft de la cote. "Par arrêt du 18 juillet 2016, la cour d'appel de Paris a donné acte à la société Gameloft de son désistement du recours qu'elle avait formé à l'encontre de la décision de conformité de l'offre publique initiée par la société Vivendi", indique l'AMF.

Par conséquent, le groupe de médias "a sollicité de l'AMF la mise en oeuvre du retrait obligatoire des actions Gameloft non détenues par Vivendi", confirme-t-il dans un communiqué distinct. Vivendi a déjà renouvelé une partie du conseil d'administration de Gameloft et remplacé son patron, le fondateur du groupe Michel Guillemot, par Stéphane Roussel. Le groupe mène une offensive parallèle à l'encontre d'Ubisoft, premier éditeur français de jeu vidéo également fondé par un frère de la famille Guillemot, Yves. Vivendi est monté à plus de 22% du capital d'Ubisoft mais a répété cette semaine ne pas avoir l'intention de lancer d'OPA à son encontre.

(avec AFP)

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