Fibre : l’Arcep réaffirme sa détermination à doper les investissements

Le régulateur des télécoms a ouvert une consultation publique sur des mesures destinées à "accélérer l'investissement" et "démocratiser la fibre", afin d'encourager la concurrence dans le marché de la fibre jusqu'au domicile (FTTH).
Sébastien Soriano, le président de l'Arcep.
Sébastien Soriano, le président de l'Arcep. (Crédits : Arcep)

L'autorité de régulation des télécoms (Arcep) a ouvert jeudi une consultation publique sur des mesures destinées à "accélérer l'investissement" et "démocratiser la fibre", afin d'encourager la concurrence dans le marché de la fibre jusqu'au domicile (FTTH). Les documents, d'un total de 300 pages et consultables pour une durée de cinq semaines, visent à "accélérer l'investissement et la migration vers les réseaux en fibre optique à très haut débit" et "démocratiser la fibre et favoriser la numérisation des entreprises", selon le communiqué de l'Arcep.

Si le régulateur "se félicite de l'effort d'investissement porté par Orange et souhaite qu'il se prolonge et se renforce", il estime cependant qu'"un rythme d'investissement accru ne sera possible qu'en mobilisant tous les opérateurs". "L'Autorité entend le favoriser et veillera à lever les verrous opérationnels pour accélérer le déploiement des réseaux très haut débit", précise le communiqué. L'annonce, le 9 janvier, des mesures envisagées avait été considérées comme une volonté de durcir la régulation sur l'opérateur historique, afin de prévenir "tout comportement d'obstruction" de sa part.

L'"avance importante" d'Orange

L'accélération des investissements réalisés par Orange aurait doté ce dernier "d'une avance importante, avec environ les trois quarts de parts de marché". L'opérateur avait pour sa part estimé avoir "simplement fait le job" et que le retard était dû à celui pris "dans les mesures d'accompagnements de la fibre" par le régulateur. A l'issue de cette première consultation publique, les propositions, enrichies des réponses apportées et de l'avis de l'Autorité de la concurrence, seront soumises à une seconde consultation publique, avant adoption des décisions finales durant le second semestre de l'année.

La France est lancée dans un vaste plan de couverture totale du territoire très haut débit fixe et mobile, via le déploiement d'un réseau 4G par les quatre opérateurs, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, et d'un réseau fibre très haut débit, avec des investissements privés et publics, selon les zones de densité, avec un objectif de couverture totale d'ici 2022. Selon un rapport de la Cour des Comptes publié fin janvier, ce déploiement pourrait prendre plus de temps que prévu et exiger près de 15 milliards d'euros supplémentaires.

(avec AFP)

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Commentaire 1
à écrit le 10/02/2017 à 18:03
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Cela ne parait pas très cohérent d'affirmer que pour accélérer l'investissement, il faut imposer à Orange de nouvelles obligations réglementaires. Pourquoi les autres opérateurs accéléreraient leurs investissements dès lors que le régulateur va impos...

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