PLTJE 2016 : des entrepreneurs ambitieux pour représenter Toulouse et sa région

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Ces sept jeunes entrepreneurs, représentant six startups, vont porter haut les couleurs de Toulouse et de sa région lors de la finale du Prix La Tribune du Jeune Entrepreneur, qui se déroulera le 4 avril à Paris.
Ces sept jeunes entrepreneurs, représentant six startups, vont porter haut les couleurs de Toulouse et de sa région lors de la finale du Prix La Tribune du Jeune Entrepreneur, qui se déroulera le 4 avril à Paris. (Crédits : D.R)
Au terme d’une journée de pitch à La Grainerie, à Balma, le jury réuni par La Tribune a dévoilé, mercredi 18 novembre, les six lauréats qui participeront à la finale du Prix La Tribune Jeune Entrepreneur, le 9 mars prochain à Paris.

Beaucoup de prétendants sur la ligne de départ, peu d'élus à l'arrivée. La dure loi des concours a encore frappé, ce mercredi 18 novembre, à l'occasion de la sélection des six lauréats "Centre Sud" du Prix Jeune Entrepreneur, organisé par La Tribune avec BNP Paribas.

Depuis le mois dernier, La Tribune parcours la France à la recherche des meilleures pépites entrepreneuriales. Après Paris, un jury composé de professionnels a départagé les candidats de la ville rose et de sa région. Viendront ensuite Lyon, Lille, Marseille, Nantes et Bordeaux. Les gagnants sélectionnés dans chaque ville s'affronteront le 9 mars à Paris, avant une grande cérémonie au Grand Rex le 4 avril pour l'annonce des résultats.

Une fois de plus, la fraîcheur, l'originalité et la diversité des projets des lauréats, mais aussi des finalistes, ont impressionné le jury. Celui-ci se composait de représentants des sponsors de l'événement : BNP Paribas, EDF Entreprises, Orange AG2R La Mondiale et bien sûr La Tribune, grâce à la présence d'un journaliste de La Tribune-Objectif News, site et magazine d'actualité économique du réseau La Tribune en Midi-Pyrénées.

Dans la catégorie Green Business, le jeune Edouard Barthes, 25 ans à peine, a littéralement bluffé le jury. Sa société, le groupe EBS Energie et Isolation, propose des solutions innovantes d'isolation et d'optimisation énergétique aux entreprises et aux particuliers depuis 2011. La modestie, la maturité et la vision stratégique de cet entrepreneur, déjà à la tête d'une entreprise de près de 50 employés, ont suscité l'enthousiasme des votants. D'autant plus qu'Edouard s'apprête à ouvrir une usine de production de laine écologique à Castres, dans le Tarn, participant ainsi à redonner un élan à un département en difficulté sur le front de l'emploi.

Dans la catégorie Industrie, le jury a récompensé la persévérance et l'intelligence entrepreneuriale de la montalbanaise Muriel Thuillier. Ingénieure agronome et œnologue de formation, cette jeune maman de 32 ans exporte avec aplomb l'élégance et le savoir-faire français en Asie. Après un premier échec formateur, Muriel a eu le courage de repenser complètement son business pour enfin trouver le succès. Son entreprise, Cocolico, produit des collections de vêtements pour enfants haut de gamme et sur-mesure, en fonction des désirs du client (une marque, un magasin...) et des spécificités culturelles du  pays. Les habits sont créés de A à Z dans un atelier composé de 17 couturières, qui leur apportent la fameuse touche française qui fait fureur en Asie.

Dans la catégorie Numérique, David Keribin, 27 ans, se positionne sur le marché prometteur de l'affichage dynamique avec sa startup CityMeo. Le jeune homme a créé un boîtier connecté doté d'une technologie inédite qui permet aux clients de prendre le contrôle à distance de leur écran commercial et d'en optimiser la gestion. Concurrent direct de grands groupes comme JC Decaux, CityMeo est en train d'exploser : la société gérait 83 écrans il y a six mois, elle passera à 600 en décembre.

Dans la catégorie Santé, le vainqueur, Nicolas Gausserand, ambitionne de révolutionner l'imagerie médicale. Rien de moins. Ce passionné de technologies de 39 ans développe depuis 2009 Medinbox, un système de vidéo pour le bloc opératoire. Le principe ? Piloter à distance des caméras robotisées qui filment l'acte chirurgical sans gêner les médecins, et qui enregistrent toutes les données du bloc. L'objectif est d'utiliser ces informations à des fins d'archivage dans les dossiers médicaux et pour former les étudiants dans les écoles de médecine. Soutenu par l'Institut Pasteur, Medinbox va bientôt être adopté au CHU de Clermont-Ferrand et s'exporte déjà partout dans le monde.

La catégorie Services a été particulièrement disputée. Camille Raymond, 24 ans, a impressionné le jury avec YesStudent, son "Airbnb pas cher pour les étudiants", qui capitalise sur les faiblesses des autres offres de logement. Déjà présent dans 28 pays, cette plateforme permet à des étudiants en voyage d'aller dormir chez d'autres étudiants avec lesquels ils ont des points communs, pour 15 euros par nuit en moyenne. De belles rencontres en perspective.

Mais le choix des jurés s'est finalement porté sur Archives Solutions, une entreprise dirigée par les dynamiques époux Amar. Créée en 2011, Archives Solutions s'impose progressivement comme l'un des acteurs majeurs de l'archivage des documents papiers et numériques des collectivités territoriales. La rigueur et la force des valeurs des deux entrepreneurs, qui ont mis en place la destruction écologique et confidentielle de certaines archives, ont séduit le jury.

Enfin, la catégorie Start, dans laquelle la compétition fut féroce, était aussi la plus diverse, puisqu'elle met en concurrence des startups naissantes dans tous les secteurs. Matthieu Claybrough, 26 ans, a fait honneur à l'excellence toulousaine dans l'aéronautique avec Donecle. Cette startup a mis au point des drones dotés d'une caméra intelligente capable de repérer en seulement trente minutes les impacts de foudre sur les avions, sous la supervision d'un seul employé.

Cette technologie révolutionnaire permet aux compagnies aériennes de réaliser des économies majeures, puisque cette procédure monopolise aujourd'hui environ 15 personnes pendant 8 heures... alors que chaque heure d'immobilisation au sol d'un appareil coûte 10.000 dollars à une compagnie aérienne.

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