L'« Everest des mers », qui prendra le départ ce dimanche 10 novembre aux Sables-d’Olonne, s’impose désormais comme une vitrine technologique où les entreprises misent gros.Le tour du monde à la voile en solitaire et sans assistance est de retour comme tous les quatre ans. Cette année, le départ du Vendée Globe sera donné le 10 novembre prochain aux Sables-d'Olonne. Au départ, de véritables formules 1 des mers vont embarquer toujours plus de technologies.
À l'image de l'Imoca La Mie Câline du skipper Arnaud Boissières qui s'apprête à relever un nouveau défi, celui de la course décarbonée. Lui va embarquer un mix d'énergies renouvelables : des panneaux solaires sur le pont du bateau, une éolienne à l'arrière du monocoque et des hydrogénérateurs qui vont produire de l'électricité en utilisant la vitesse du bateau. Rien de très innovant si ce n'est qu'une pile à combustible alimentée en hydrogène vert vient compléter le dispositif. Une installation qui aura coûté 14.000 euros. Une première sur le Vendée Globe, d'après le Sydev, le syndicat des énergies vendéennes (170 millions d'euros de budget annuel) qui se présente comme le promoteur de l'idée.
Produite en Vendée, sur le site de production de la société Lhyfe, cette nouvelle source sera utilisée en réserve de secours en cas de black-out électrique et pourra offrir jusqu'à 200 heures d'autonomie électrique.
« Le système prend la forme de deux bouteilles d'hydrogène vert de neuf litres qui seront placées dans la soute du bateau. 27 kilos d'hydrogène seront ainsi stockés à bord »,explique Patrick Villalon, vice-président du Sydev.
De quoi limiter le gasoil à bord. « Pour cette dixième édition, le skipper va embarquer 80 litres de carburant. C'est deux fois moins que lors de son précédent Vendée Globe au cours duquel il avait utilisé 200 litres. » Ici, l'enjeu est de faire « progresser la mobilité maritime ». En fin de course, des statistiques seront d'ailleurs exploitées pour contribuer à accélérer le développement de la filière.
L'analyse des données embarquées