IBM relève ses prévisions de résultats annuels

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International Business Machines (IBM) a relevé mercredi ses prévisions de résultats annuels, malgré l'annonce d'une baisse de son chiffre d'affaires trimestriel au deuxième trimestre, témoignant de son aisance à ajuster ses coûts au moment même où les entreprises sabrent dans leurs dépenses technologiques.

Une fois n'est pas coutume dans l'environnement actuel, IBM a relevé mecredi ses prévisons de résultats annuels. Souvent présenté comme un thermomètre de la santé du secteur technologique, le groupe dit désormais prévoir un bénéfice par action de 15,10 dollars contre 15,00 dollars un an auparavant. Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S prédisait jusqu'à présent sur 15,06 dollars. Sa marge bénéficiaire brute annuelle devrait s'inscrire à 47,6%, soit 1,2 point de plus que dans ses dernières prévisions.

Un effet de change défavorable

Le groupe informatique américain IBM a en outre annoncé un bénéfice net en hausse de 6% pour le deuxième trimestre, à 3,9 milliards de dollars. Par action, le bénéfice hors éléments exceptionnels ressort à 3,51 dollars alors que les analystes tablaient en moyenne sur 3,42 dollars. Le chiffre d'affaires est ressorti à 25,8 milliards de dollars, en baisse de 3% en raison de l'effet de change, contre des attentes à 26,28 milliards de dollars (-1,5%).

Globalement "nous avons débuté le trimestre avec un effet de change défavorable, qui est devenu encore plus dur ces derniers 90 jours", a noté le directeur financier Mark Loughridge, estimant son impact à quelque 1 milliard de dollars en termes de manque à gagner pour le chiffre d'affaires. Cela n'a pas empêché le groupe d'augmenter encore ses flux de trésorerie, pour terminer le trimestre avec 11,2 milliards de dollars de liquidités.

Mark Loughridge a indiqué par ailleurs que le groupe prévoyait d'intensifier au deuxième semestre "le rééquilibrage des effectifs", surtout hors des Etats-Unis, laissant prévoir des suppressions d'emplois qu'il n'a pas chiffrées. Parallèlement, il a aussi évoqué un renforcement de la force de vente des logiciels, à raison de 100 à 200 représentants supplémentaires chaque mois.

Hausse de 2% des ventes dans les pays émergents

Les recettes de la région Europe/Moyen-Orient/Afrique ont ainsi été les plus touchées par le raffermissement du dollar, affichant une baisse de 9% à 7,9 milliards de dollars, alors qu'à taux de change constant elles seraient restées stables. "Nous avons renoué avec la croissance au Royaume-Uni et en Espagne, l'Allemag 1%, en dépit de bons résultats au Canada. Quant aux pays émergents, ils ont dégagé une progression de 2% des ventes, et de 5% pour les seuls BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).ne a été stable, la France et l'Italie ont décliné", a précisé  Mark Loughridge. Les recettes de l'Asie-Pacifique ont progressé de 2% et celles des Amériques ont reflué de 1%, en dépit de bons résultats au Canada.

Par secteur d'activité, les services ont reflué de 2% à 10 milliards de dollars, les logiciels sont restés stables à 6,2 milliards et les matériels, c'est-à-dire essentiellement des serveurs, ont chuté de 9% à 4,3 milliards "comme on pouvait s'y attendre à ce stade du cycle de renouvellement de nos produits", a fait remarquer Mark Loughridge. Enfin, le carnet de commandes de services a reflué de 6% à 136 milliards de dollars.

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Commentaires
a écrit le 19/07/2012 à 14:59 :
IBM est la compagnie américaine de ce niveau qui connaît depuis des décades la plus mauvaise progression. J'ai exposé plusieurs fois le phénomène sur ce fil. Après avoir délocalisé en Inde la firme lutte contre l'obsolescence de son business model. Elle recule cette année de la 52 à la 57ème place mondiale selon Fortune Global 500. Chaque année un peu. Il lui faudra rapidement plonger dans le mêlée et dire clairement ses intentions de participer à la course au leader des "échanges communiquants" pour lesquels elle n'est pas dépourvue de moyens. faute de devenir un nouveau ITT. L'achat ou la fusion avec Intel donnerait ce signal. Actuellement le marché est déjà lancé... sans IBM.
a écrit le 19/07/2012 à 10:26 :
International Business Machines est une société comme on aimerait en avoir en Europe; influente, discrète, innovante, éminemment rentable, bref redoutable, et sur tous les continents.
Réponse de le 19/07/2012 à 13:43 :
entièrement d'accord avec vous...

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