EDF classe des clients comme "mauvais payeurs" à cause d'un bug informatique

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41.3000 clients auraient reçu une lettre de relance pour facture impayée alors qu'ils ont opté pour le prélèvement automatique.
41.3000 clients auraient reçu une lettre de relance pour facture impayée alors qu'ils ont opté pour le prélèvement automatique.
Plus de 40.000 clients auraient été mis en demeure pour retard de paiement alors qu'ils ont opté pour le prélèvement automatique. Le problème serait lié au standard de paiement Sepa.

Après la direction générale des finances publiques et Pôle-emploi, c'est au tour d'EDF de déplorer un bug informatique. Celui-ci aurait touché plus de 40.000 clients, selon Les Echos.

Que s'est-il passé ? Selon les informations du quotidien économique, 41.300 clients auraient reçu "par erreur" une lettre de relance retard de paiement. EDF leur a en effet demandé de régulariser au plus vite leur situation, en effectuant leur paiement par courrier, par Internet, par virement TIP ou encore par téléphone, sous peine de voir leur abonnement réduit ou suspendu.

Problème: ces clients auxquels le fournisseur d'électricité a adressé un courrier ont tous opté pour le prélèvement automatique. Or, ce courrier a bien été envoyé pour retard de paiement. Comment se fait-il alors que le débit n'ait pas été effectué?

Une secousse pour éviter le bug du 1er février 2014

"Dans le cadre de la migration des opérations de virement et de prélèvement au nouveau standard européen Sepa, (...) les informaticiens d'EDF avaient, semble-t-il, commis une erreur rendant impossibles les prélèvements du 30 octobre. Par ailleurs, l'électricien était techniquement incapable de demander aux banques que soient représentés un autre jour les prélèvements non effectués. Du coup, le logiciel d'EDF qui traque les mauvais payeurs s'était automatiquement mis en route, envoyant les lettres type de relance", explique le quotidien.

De quoi secouer les entreprises qui n'ont plus que quelques jours (jusqu'au 1er février 2014) pour se mettre en conformité avec Sepa (Single Euro Payments Area), le nouveau standard européen pour les prélèvements et les virements, qui représentent quelque sept milliards d'opérations chaque année en France. Passé ce délai, les paiements encore effectués selon les formats nationaux seront tout simplement refusés par les banques.

Pour aller plus loin: le "mystère" de la baisse massive du chômage en août est éclairci

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Commentaires
a écrit le 22/11/2013 à 21:40 :
A EDF qui s'occupe du paiement des salaires à l'armée française? Décidément, les sociétés "inféodées" au gouvernement (on n'ose plus dire publiques, tellement les gens rigolent) n'ont pas de chance...
a écrit le 22/11/2013 à 16:04 :
j'ai une vraie question.......

tous les RIB sont dotés des deux codification......... je ne vois pas pourquoi mes banques ne peuvent pas opérer la migration elles mêmes.......... une racine étant commune.... au deux codification.......
Réponse de le 23/11/2013 à 1:06 :
La crise nous a démontré que les banques ne perdent jamais de pognon (cf. renflouement par les états). Les banques préfèrent reporter le coût de migration SEPA sur les entreprises plutôt qu'adapter ses propres logiciels de manière transparente. Au final cela coûtera quelques points de PIB au pays plutôt que quelques points de cotation en bourse pour les banques françaises.
Réponse de le 23/11/2013 à 8:42 :
@ Michel, votre propos est incompréhensible: "Les banques préfèrent reporter le coût de migration SEPA sur les entreprises plutôt qu'adapter ses propres logiciels de manière transparente"; Qu'est-ce que cela veut donc dire ? Rien. Par ailleurs si vous dites LES banques il faut dire LEURS logiciels. Vous avez envie de dire du mal des banques ? Et bien faites le mais essayez d'y mettre un minimum de bon sens et d'acquérir un peu de connaissance sur le sujet traité.
Réponse de le 23/11/2013 à 15:05 :
@MaitreCapello

"La crise nous a démontré que les banques ne perdent jamais de pognon (cf. renflouement par les états). Les banques préfèrent reporter le coût de migration SEPA sur les entreprises plutôt qu'adapter LEURS propres logiciels de manière transparente. Au final cela coûtera quelques points de PIB au pays plutôt que quelques points de cotation en bourse pour les banques françaises." Correction faites néanmoins cela ne vous a pas empêché de comprendre ma critique en direction des banques. Votre négation de la thèse avancée (sans aucun argument) semble soutenir l'idée que vous travaillez pour une banque française. Votre attaque personnelle n'a dupé personne si vous en doutiez.
a écrit le 22/11/2013 à 12:46 :
Il y a des évènements difficilements prévisibles, même pour nos meilleurs prévisionnistes (souvent polytechniciens ou énarques) comme l'arrivée inopinée de l'annèe 2000, très peu après l'année 1999 ou encore la survenue brutale d'un 30 octobre après un 29 octobre.
Réponse de le 22/11/2013 à 18:16 :
Et oui que voulez vous dans notre cher mondialisation il est plus facile de trouver le coupable de la chute de deux tours dont leurs services secret étaient sûrement au courant bien avant que de gérer les problème dû aux nouveaux logiciels qu'ils imposent eux même...
Réponse de le 23/11/2013 à 8:44 :
@ @ henri IV Mais que voulez-vous dire, vous mélangez tout sans faire le moindre sens. Quel rapport entre le 9/11 et SEPA ?
Réponse de le 23/11/2013 à 15:07 :
@Mao

Faites-nous signe lorsque vous comprendrez quelque chose sur La Tribune...
a écrit le 22/11/2013 à 12:46 :
Il y a des évènements difficilements prévisibles, même pour nos meilleurs prévisionnistes (souvent polytechniciens ou énarques) comme l'arrivée inopinée de l'annèe 2000, très peu après l'année 1999 ou encore la survenue brutale d'un 30 octobre après un 29 octobre.
a écrit le 22/11/2013 à 12:16 :
Il sert à quoi le directeur du service informatique? C'est pourtant lui qui a du valider le déploiement en production d'un logiciel en carton.
a écrit le 22/11/2013 à 11:51 :
un article qui informe d'un désastre a venir ? , encore un ..? .. ils commencent a agacer les honnêtes gens a toujours nous faire du facile qui devient presque une épreuve devant les services ou les commerçants quand vos cartes bug et qu'elles refusent le paiement aussi ( rare ) alors qu'on a un solde positif a la banque , il faut a présent avoir le nez sur son compte et débusquer les problèmes avant qu'ils n'arrivent ou gare aux mauvaises surprises .. le dossier Sepa est juste une juridiction européenne de plus pour faciliter les transactions mais les banques sont frileuses dans toute l'Europe pas qu'en france .. elles redoutent des trafics et des gens de mauvaises foi
Réponse de le 22/11/2013 à 12:22 :
Les banques redoutent surtout la suppression des commissions interbancaires. Pour les trafics je demande à voir de quelle manière détourner une demande de virement ou de prélèvement qu'il n'ait pas déjà existé par le passé.

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