Bras de fer chez Ubisoft entre les salariés inquiets et une direction muette
François Manens
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L'éditeur de jeu vidéo français Ubisoft peine à redresser la barre.
Benoit Tessier
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L'éditeur de jeu vidéo français Ubisoft peine à redresser la barre.
Benoit Tessier
Ce n'est pas un secret, le géant français du jeu vidéo Ubisoft est mal en point. Et en son sein, le dialogue social en pâtit. « Nous observons de plus en plus de signes préoccupants sur la santé de l'entreprise, mais la direction nous répond de moins en moins », s'inquiète auprès de La Tribune Marc Rutschlé, délégué de Solidaires Informatique Ubisoft. Face à cette situation, le comité social et économique (CSE) du studio parisien de jeux vidéo, a émis le 19 décembre dernier un droit d'alerte économique. Cette procédure prévue par le Code du travail permet aux élus de forcer l'employeur à leur fournir des explications sur la situation économique de l'entreprise, à partir de questions précises.
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Mais près d'un mois après l'alerte, les syndicats n'ont toujours pas reçu de réponse. Dans un communiqué publié ce mercredi 15 janvier, ils dénoncent cette inaction. « Plutôt que de jouer la transparence et répondre avec honnêteté, la direction a préféré rester dans le flou, ne laissant d'autres choix aux élus que d'émettre une alerte économique pour en savoir davantage. Elle a, de plus, préféré continuer d'empêcher les élus (et conséquemment aux salariés) d'accéder aux informations en contestant juridiquement cette alerte. » Contacté par La Tribune, Ubisoft n'a pour l'heure pas répondu à ces accusations.
François Manens