Intelligence artificielle : les petits modèles à la rescousse d'un secteur en plein doute
François Manens
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Et si le salut de l'IA passait pas les petits modèles ?
Aly Song
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Et si le salut de l'IA passait pas les petits modèles ?
Aly Song
L'écosystème de l'intelligence artificielle générative a un problème. Alors que OpenAI, Google ou encore Meta multiplient les investissements à coups de milliards de dollars pour créer des modèles d'IA toujours plus puissants et gourmands en ressources, leurs clients peinent à les déployer et questionnent de plus en plus leur viabilité économique. Au point que fin juin, le banquier Goldman Sachs s'interrogeait : « l'IA générative, trop de dépenses pour trop peu de bénéfices ? ».
Désormais, les entreprises recherchent des modèles moins gourmands afin d'améliorer leur rentabilité. Elles ne tournent pas encore le dos aux grands modèles d'IA générative pour les cas d'usage les plus pointus. Mais leur idée est de trouver une IA correctement dimensionnée, pour chaque usage.
Afin de répondre à cette demande, de nouveaux petits modèles fleurissent chaque mois. La start-up franco-américaine Hugging Face a ainsi déployé ce jeudi SmoLM2, une famille de petites IA destinées à fonctionner directement sur les appareils électroniques. Le mois dernier, le français Mistral sortait son plus petit modèle jamais créé, baptisé Ministral, avec le même objectif : renforcer les usages de l'IA embarquée.
Mais c'est bien tout l'écosystème qui se met à la course aux petits modèles, que ce soit Google (avec Gemma), Microsoft (avec Phi), ou encore Meta et Alibaba (qui déclinent en petit format leurs très grands modèles Llama 3.2 et Qwen 2.5). Le signe qu'une (petite) révolution est en marche.
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« Si on utilisait le modèle d'OpenAI le plus puissant du moment pour tous les cas d'usage de l'IA, il n'y aurait pas assez de puissance de calcul disponible, et ce ne serait pas viable économiquement pour les entreprises », expliquait à La Tribune Jean-Baptiste Bouzige, CEO d'Ekimetrics et défenseur d'un usage plus raisonné des IA, lors d'une rencontre en mai.
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François Manens