L'offre folle de Perplexity pour racheter Chrome au géant Google

La start-up américaine Perplexity a fait une offre à 34,5 milliards de dollars pour racheter le navigateur Chrome.
PerplexityAI

La start-up américaine Perplexity a fait une offre à 34,5 milliards de dollars pour racheter le navigateur Chrome.
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Coup de maître ou simple esbroufe ? La start-up américaine Perplexity a fait une offre à 34,5 milliards de dollars pour racheter le navigateur Chrome, alors que ce dernier n'est même pas encore à vendre. Une information révélée en premier lieu par le Wall Street Journal puis confirmée par Perplexity qui a indiqué avoir envoyé une lettre d'intention à Google.
L'entreprise espère rafler la vache à lait du géant américain empêtré avec la justice américaine. Google a été jugé coupable l'année dernière de pratiques illégales pour avoir entretenu un monopole autour de son moteur de recherche. Les sanctions ne sont pas encore tombées mais elles devraient être connues dans le mois. Le ministère de la Justice a notamment demandé au juge la vente de Chrome par Google.
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Perplexity est connue pour sa plateforme du même nom mêlant moteur de recherche et intelligence artificielle, capable d'échanger avec l'utilisateur comme ChatGPT. Mais l'offre de la start-up américaine a surpris les observateurs. Pour commencer, elle ne dispose pas de la somme de plus de 34 milliards de dollars pour acheter le navigateur, ce montant représentant même plus du double de la valorisation de la start-up. D'après le WSJ, Perplexity vaudrait ainsi 18 milliards de dollars. Par ailleurs, Chrome pourrait valoir bien plus.
« Sur la faisabilité, les chiffres parlent d'eux-mêmes, ça paraît cavalier », commente, Arno Pons, délégué général du Digital New Deal, un think tank sur le numérique. « Mais on n'est jamais à l'abri d'une bonne nouvelle, ils osent, ce sont des entrepreneurs », complète-t-il, « et cela leur permet aussi de marquer un territoire, de dessiner une stratégie pour les investisseurs ».
Perplexity n'en est pas à son premier coup d'essai. En janvier déjà, la start-up avait fait une offre à ByteDance pour fusionner avec le réseau social TikTok. Une offre qui était intervenue au moment où l'avenir de TikTok aux États-Unis était sur un fil. Pour rappel, le Congrès a exigé que la maison mère du réseau social cède sa filiale américaine à des intérêts non chinois.
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Dans sa lettre, Perplexity justifie son offre en indiquant qu'elle répond aux exigences de la concurrence. « Nous pensons être les meilleurs gardiens pour Chrome », a ainsi complété Jesse Dwyer, responsable de la communication de la start-up. « Nous voulons aussi faire connaître nos engagements, car quiconque reprendra Chrome devra aussi garantir la continuité du navigateur et le choix pour les utilisateurs. C'est le Web ouvert qui est en jeu ».
La start-up a, par ailleurs, déjà ouvert son propre navigateur : Comet. Mais elle s'engage, dans sa lettre, à investir dans Chrome, faire des offres aux employés, et à ne jamais changer « subrepticement » Google, le moteur de recherche,.
Pour Arno Pons, Perplexity veut surtout créer un écosystème complet comme les Big tech : avoir un navigateur, un moteur de recherche, une messagerie, une application de visioconférence, etc. Et aujourd'hui, les entreprises d'IA comme OpenAI ou Perplexity veulent créer leur propre écosystème. « Perplexity se demande quels sont les services qu'il peut ajouter pour capter la valeur. Et quoi de mieux que de racheter la porte d'entrée principale d'Internet : Chrome ? », explique l'expert.
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Les nouveaux acteurs de l'IA ont bouleversé les GAFAM, notamment Google, les utilisateurs utilisant de plus en plus les agents conversationnels au détriment des moteurs de recherche. « Perplexity veut faire un coup stratégique majeur pour affaiblir encore un peu plus Google, déjà déstabilisé, et prendre un avantage écosystémique durable par rapport à ses concurrents ». Reste à voir si la start-up pourra aller jusqu'au bout de ses intentions.
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