La Chine désormais numéro un sur les brevets d'IA générative... devant les Etats-Unis
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Selon l'étude de l'ONU, un quart des 54.000 brevets en IA générative ont été déposés par la Chine.
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Selon l'étude de l'ONU, un quart des 54.000 brevets en IA générative ont été déposés par la Chine.
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Toujours plus haut. Ces dernières années, la Chine est montée fortement en puissance sur l'intelligence artificielle. A tel point qu'elle est désormais la première nation du monde en termes de dépôts de brevets en IA générative. C'est ce que révèle ce mercredi l'ONU dans une étude, qui explique que le nombre de brevets chinois en la matière a été multiplié par huit, depuis 2017.
L'accélération est en effet phénoménale: un quart des 54.000 brevets déposés, depuis une décennie pour des innovations en matière d'IA générative, l'ont été par la Chine l'année dernière, a indiqué l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), dans son rapport.
Ainsi, entre 2014 et 2023, plus de 38.000 innovations GenAI (IA générative, ndlr) sont donc venues de Chine, sur un total de 54.000. C'est six fois plus que les Etats-Unis, qui occupent la deuxième place avec 6.276. La Corée du Sud arrive en troisième position, avec 4.155, suivie du Japon avec 3.409. L'Inde, où 1.350 brevets GenAI ont été déposés, affiche la croissance la plus forte.
Sans surprise, ce sont les entités et entreprises chinoises qui arrivent en tête des dépôts de brevets concernant l'IA générative. À l'instar de Tencent, à la première marche du palmarès, suivi de Ping An Insurance, Baidu et de l'Académie chinoise des sciences.
Côté américain, le géant de l'informatique IBM n'apparaît qu'à la cinquième place, suivi par le chinois Alibaba (6e), Samsung Electronics de Corée du Sud est septième et la maison-mère de Google, Alphabet, huitième.
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À noter aussi : le chinois ByteDance (maison-mère de TikTok), et l'américain Microsoft occupent les dernières places du top 10 des entreprises, sur les dépôts de brevets de type GenAI. Par ailleurs, l'image est le domaine qui a vu le plus de dépôts mais l'OMPI révèle aussi la croissance très forte de tout ce qui concerne molécules, protéines et gènes.
Le rapport de l'OMPI livre également son analyse sur l'évolution de l'IA générative. Celle-ci « est devenue une technologie révolutionnaire », souligne le chef de l'OMPI, Daren Tang, dans l'étude. « C'est un domaine en plein essor », abonde par ailleurs Christopher Harrison, responsable de l'analyse des brevets à l'OMPI.
Mais Daren Tang met aussi en garde contre les dangers potentiels de cette technologie, comme des pertes d'emplois massives ou de non-respect de la propriété intellectuelle. Autre point de vigilance : si la GenAI « sape la créativité humaine et empêche un créateur humain de gagner sa vie, je pense que ce sera quelque chose auquel nous devrons vraiment faire attention ».
Et le patron de l'OMPI d'espérer que les concepteurs des modèles de GenAI et les créateurs de contenus trouvent un terrain d'entente. Une telle technologie révolutionnaire doit maintenir les êtres humains « au centre de l'écosystème de l'innovation », insiste-t-il.
Mi-mai, la Chine et les Etats-Unis ont d'ailleurs eu leur première discussion sur les risques posés par l'intelligence artificielle. Aucun communiqué conjoint, ni d'engagement n'était prévu à l'issue de cette rencontre.
Mais un haut responsable américain, interrogé anonymement par l'AFP, avait fait part de son inquiétude, juste avant cette rencontre :
De l'autre côté de l'atlantique, les choses bougent également. Le Royaume-Uni s'est doté en 2023 d'un AI Safety Institute. Cette organisation, dont le but est d'évaluer les risques des grands modèles de langage « les plus avancés », a remis il y a quelques mois un premier rapport, dans lequel elle fait part de ses inquiétudes. Du côté de l'UE, le sujet est pris aussi au sérieux. Le récent vote de l'AI Act en témoigne. Cette loi européenne a ainsi posé un cadre juridique permettant de mieux évaluer l'intelligence artificielle.
Pour mémoire, le grand public a réellement découvert la puissance de l'IA générative, avec l'application ChatGPT, fin de 2022. La GenAI alimente aujourd'hui une gamme de produits industriels et de consommation, notamment des chatbots comme ChatGPT et Gemini de Google. L'IA peut également contribuer à la conception de nouvelles molécules pour le développement de médicaments et permettre la conception et l'optimisation de nouveaux produits.
Depuis, ces programmes informatiques, nourris et « entraînés » par des milliards de données, arrivent à créer en quelques secondes du texte, de la vidéo, de la musique et aussi des codes informatiques, à partir de requêtes en langage courant. Les brevets GenAI ne représentent encore que 6% de tous les brevets sur l'IA dans le monde, mais le nombre de dépôts augmente rapidement.
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« Stop à la course au suicide », « Arrêtons l'IA, parce que vous n'embarqueriez pas sur un vol avec un risque d'accident de 14% ». C'est ce qu'on pouvait lire mi-mai sur les pancartes de militants de l'association mondiale Pause AI, à Paris. Au même moment, neuf autres manifestations de la même organisation se tenaient à Londres, Berlin, San Francisco, New York, Rome, La Haye, Stockholm, Oslo ou encore Sydney.
Fondée par Joep Meindertsma, un ingénieur néerlandais, Pause AI plaide, comme son nom l'indique, pour une pause dans le développement de cette technologie et appelle à un renforcement de sa sécurité. Comment ? Par la mise en place d'un accord international contraignant mettant fin à la course aux armements dans les systèmes d'IA les plus dangereux, la création d'une agence internationale pour faire respecter cet accord, et un référendum mondial sur le développement d'une intelligence artificielle surhumaine.
« Il y a une ignorance totale sur ce sujet en France, ce qui conduit nos dirigeants à prendre des décisions terribles », s'inquiétait auprès de La Tribune, Maxime Fournes, créateur de l'antenne française de Pause AI.
(Avec AFP)
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