Bombe à retardement ? D'après le journal britannique conservateur The Mail on Sunday (rattaché au Daily Mail), le smartphone personnel de Liz Truss aurait été piraté et son contenu « lourdement compromis ». L'infection de l'appareil aurait eu lieu lorsqu'elle occupait la fonction de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Boris Johnson, et elle aurait changé de smartphone et de numéro lors de sa nomination comme Première ministre.
Parmi les milliers de messages -sur plus d'un an- contenus dans le smartphone de la ministre, les cyber-espions auraient notamment accédé à des informations classées et à des discussions privées entre Liz Truss et son allié politique Kwasi Kwarteng, qui deviendra son futur (et bref) ministre des Finances.
L'affaire serait d'ampleur, puisque le hack aurait été découvert cet été, pendant la campagne du parti conservateur (le parti Tory) pour déterminer le successeur de Boris Johnson. Ce dernier aurait volontairement étouffé l'affaire, pour qu'elle n'endommage pas les chances de nomination de Liz Truss. L'appareil piraté serait désormais étudié par des experts dans un lieu de haute sécurité afin de déterminer quelles informations auraient fuité.
Nuance : bien que le Daily Mail soit un des deux journaux les plus populaires de Grande-Bretagne avec The Sun, la crédibilité de ses informations est régulièrement remise en cause. Mais de son côté, le gouvernement britannique s'abstient de confirmer ou réfuter les accusations, et se contente d'indiquer à CNN qu'il « ne commente pas les dispositifs de sécurité individuels », et qu'il a « des systèmes robustes en place pour protéger contre les cyber-menaces ». Les opposants politiques des Tories ont demandé l'ouverture d'une enquête.