« Le vrai défi de l'IA générative est de garder le contrôle » (Florian Douetteau, Dataiku)
Propos recueillis par Marine Protais
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Florian Douetteau connaît bien le secteur de l'IA, qu'il a vu évoluer depuis 2013, date de la création de Dataiku. L'entreprise franco-américaine, qui a récemment annoncé avoir dépassé les 300 millions de dollars de revenus sans toutefois être rentable, aide les entreprises à orchestrer leurs différents projets IA, de la R&D à la relation client. Pour La Tribune, le fondateur revient sur l'importance de créer un écosystème d'entreprises ni chinoises ni californiennes, les retombées du Sommet de l'IA, l'impact des investissements annoncés, et les difficultés de l'intégration de la technologie dans les entreprises.
LA TRIBUNE - Qu'avez-vous retenu du Sommet pour l'action sur l'IA ?
FLORIAN DOUETTEAU - Je retiens la réflexion autour de la construction d'un écosystème alternatif de l'IA. Face à la Silicon Valley et la Chine, notre écosystème ne peut pas se limiter à la France ou même à l'Europe. On doit penser plus large, en intégrant des hubs comme Cambridge au Royaume-Uni, mais aussi des partenaires au Moyen-Orient ou en Inde. Et même aux États-Unis, il existe des entreprises de taille moyenne hors de la côte Ouest qui pourraient jouer un rôle dans cet écosystème alternatif.
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Avec l'IA, créer n'a jamais été aussi simple. Le vrai défi, c'est de garder le contrôle sur cette création. On ne peut pas écrire n'importe quel texte, publier n'importe quel résultat financier, envoyer n'importe quel message à ses clients. Ce contrôle passe par la compréhension de la chaîne technologique, la conservation de ses compétences... Pour les entreprises il devient donc nécessaire d'investir dans des acteurs alternatifs, hors de la Silicon Valley.
Propos recueillis par Marine Protais