Microsoft s'appuie sur le cloud pour compenser le ralentissement de son activité historique
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Le siège de Microsoft France à Issy-les-Moulineaux.
LUCY NICHOLSON
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Le siège de Microsoft France à Issy-les-Moulineaux.
LUCY NICHOLSON
Au tour de Microsoft de revenir à la normale. A l'occasion de ses résultats trimestriels, l'entreprise a présenté sa plus faible croissance en deux ans, à l'instar de Google. Avec 51,9 milliards de dollars de chiffre d'affaires, elle n'a progressé « que » de 12%, un rythme considéré d'autant plus faible qu'il fait suite à deux années particulièrement fastes, tirées par la généralisation du télétravail liée au Covid. Son bénéfice net, à 16,7 milliards de dollars, n'a quant à lui augmenté que de 2%.
Comme l'ensemble du secteur de la tech, le géant de l'informatique n'a pas échappé aux conséquences de la conjoncture macroéconomique (retrait de la Russie, fermetures d'usines en Chine, crise des processeurs...) et aux répercussions du dollars fort, qui rogne ses bénéfices hors Etats-Unis. Soit un manque à gagner de 585 millions de dollars d'après les chiffres de Microsoft.
Mais à peine ce bilan décevant présenté, Microsoft a aussitôt annoncé qu'il prévoyait tout de même une croissance à deux chiffres sur l'année. En conséquence, le cours de son action a grimpé de 5% dès l'ouverture de Wall Street. « Les dépenses en informatique vont continuer d'augmenter puisque chaque business essaie de se renforcer d'une façon ou d'une autre en tech pour faire face à ces conditions macroéconomique », a déclaré le CEO Satya Nadella.
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Parmi les raisons du ralentissement de Microsoft se trouve le freinage de ses activités cloud [l'informatique dématérialisée, ndlr] depuis deux trimestre. Si le rythme de croissance de sa plateforme dédiée, Microsoft Azure, reste impressionnant à +40%, il n'en reste pas moins plus de 10 points en deçà des standards de ces deux dernières années. La pandémie avait entraîné une ruée sur ces services, puisque les entreprises avaient dû équiper leurs employés confinés en logiciels, et donner accès aux données d'entreprise hors des bureaux. Microsoft en avait profité pour consolider sa position de numéro 2 du marché (avec environ 22% des parts), loin derrière le leader Amazon Web Services (plus de 33%), mais largement devant le troisième, Google Cloud (10%).