Les Gafam ont désormais tous ralenti ou gelé leurs recrutements
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CHARLES PLATIAU
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La tech américaine passe en pleine zone de turbulences. Habituée à recruter à tour de bras à des salaires très élevés, les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) annoncent l'un après l'autre le ralentissement voire le gel des recrutements. Dernier du quintette à prendre cette décision, Google. Dans un mémo interne relayé par The Information mercredi 20 juin, le vice-président Prabhakar Raghavan évoque un arrêt du recrutement pour deux semaines -sauf pour certaines positions techniques-, le temps de "faire le point sur les besoins en effectif" et de "se positionner sur un nouvel ensemble demandes prioritaires".
Dès le mois de mai, Meta (ex-Facebook) avait commencé à geler le recrutement pour les équipes moins essentielles à son modèle économique, comme son app de rencontre (Facebook Dating), ou sa division dédiée au jeu vidéo (Facebook Gaming), ce qui a mené à une baisse de 30% de ses recrutements sur les postes d'ingénieurs. Twitter, Spotify et bien d'autres ont suivi des plans de ralentissement similaires, tandis que certains, comme Netflix, ont même licencié pour réduire leurs coûts. Microsoft a également licencié 1% de ses effectifs (1.800 emplois), une première en 5 ans, en se justifiant par des besoins de réorganisation.
Pour autant, le secteur ne tire pas encore la sonnette d'alarme. Les entreprises présentent ces ralentissements comme des mesures de prudence, face au spectre d'une éventuelle récession. Pour rappeler que ce gel n'est pas contraint, Google a d'ailleurs mis en avant qu'il a recruté pas moins de 11.000 employés rien qu'au dernier trimestre, pour un total de 164.000 personnes dans ses effectifs.
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Mais entre la guerre en Ukraine, les hausses du prix des processeurs (qui semble ralentir) et des matières premières, et l'inflation généralisée qui réduit le pouvoir d'achat des ménages, l'atmosphère économique n'est évidemment pas au mieux. "Comme toute entreprise, nous ne sommes pas immunisés comme les turbulences de l'économie", a d'ailleurs rappelé un peu plus tôt le CEO de Google, Sundar Pichai.