Télétravail : quels outils numériques pour soutenir la productivité en temps d’épidémie ?
Patrick Cappelli
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L'arrivée il y a un an du coronavirus a bouleversé le monde de l'entreprise. Selon le ministère du Travail, 25 % des Français - soit environ 5 millions de personnes - ont travaillé à distance pendant le premier confinement, contre à peine 7 % en 2017. Même en cas de disparition future du virus, le pli est pris et une bonne partie des salariés vont réclamer de télétravailler un ou plusieurs jours par semaine. Selon une étude d'IFOP et SFL (Société foncière lyonnaise), le nombre idéal de journées télétravaillées est passé de 1,4 par semaine avant le confinement à 2,1 par semaine après le confinement. Dans une autre étude récente de Deskeo, les managers veulent deux jours maximum de télétravail (78 %) tandis que les salariés optent pour trois jours ou plus (59 %).
Pour accompagner ce changement sans doute durable, il existe des outils numériques pour conserver voire augmenter sa productivité. Quoique celle-ci ne soit pas obligatoirement inférieure quand les salariés ne sont pas présents dans les bureaux. En 2019, Microsoft a testé la semaine de quatre jours pour ses 2300 employés japonais. Surprise : la productivité a bondi de 40 %. Par ailleurs, les salariés ont tendance à travailler plus quand ils sont en distanciel. D'après une étude de la Harvard Business School et de la New York University sur plus de 3 millions d'employés en télétravail, ceux-ci ont travaillé 48,5 minutes supplémentaires par jour, soit plus de 4 heures hebdomadaires. Une hausse qui pousse les syndicats à réclamer de nouvelles règles et un cadre légal plus strict pour cette pratique, le dernier accord la concernant datant de 2005, autant dire la préhistoire. De leur côté, les DRH, premiers concernés par cette évolution, attendent des gains de productivité liés au développement du télétravail selon l'enquête réalisée après le premier confinement par l'ANDRH et le Boston Consulting Group.
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L'offre de ce type d'outils de productivité pour rationaliser et améliorer le travail collectif à distance est pléthorique. Ces outils étant tous américains, certains ne proposent pas de version française, ce qui est clairement un point négatif. En France, les employés concernés ne maîtrisent pas tous, loin de là, la langue de Bill Gates. Ces applis ou suites logicielles offrent toutes une version gratuite limitée qui permet de tester les fonctions et l'ergonomie avant d'opter pour une application professionnelle payante.
Patrick Cappelli