Sommet de Paris sur l'IA : l'Inde co-présidera l'événement
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La ministre française chargée de l'Intelligence artificielle, Clara Chappaz, à l'issue du Conseil des ministres, le 15 janvier 2025.
Reuters
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La ministre française chargée de l'Intelligence artificielle, Clara Chappaz, à l'issue du Conseil des ministres, le 15 janvier 2025.
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L'Inde coprésidera le sommet de Paris sur l'intelligence artificielle, organisé à Paris les 10 et 11 février prochain, a indiqué ce mercredi 15 janvier la ministre française chargée de l'Intelligence artificielle, Clara Chappaz, à l'issue du Conseil des ministres. Baptisée « Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle », la rencontre sera « accompagnée d'une véritable semaine de l'intelligence artificielle qui réunira des dirigeants du monde entier issus des gouvernements, de la société civile, du monde de la recherche et de l'entreprise », a-t-elle ajouté.
Clara Chappaz a également annoncé la présence de plusieurs personnalités : Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic), Arthur Mensch (Mistral AI). Des dirigeants d'Aleph Alpha, d'Accenture, de Mozilla et de Signal ont confirmé leur participation. Le lauréat du prix Nobel de chimie, Demis Hassabis, et le lauréat du prix Nobel d'économie, Daron Acemoglu, seront aussi présents.
Près d'un millier de chefs d'État, chefs d'entreprise, groupes de réflexion, ONG, instituts de recherche et artistes ont été invités, parmi lesquels le Premier ministre indien Narendra Modi, qui a confirmé sa venue, le président américain Donald Trump ou encore le milliardaire Elon Musk, propriétaire du réseau social X, avait indiqué Emmanuel Macron mi-novembre, en marge du G20.
L'événement a pour ambition de mettre la France et l'Europe sur la carte mondiale de l'IA, mais aussi de rendre compréhensibles pour le grand public les enjeux liés à cette technologie. Les discussions s'orienteront autour de trois objectifs prioritaires, à savoir le développement d'une IA plus durable - cette technologie étant particulièrement énergivore -, plus ouverte et au service de l'intérêt général, et la mise en place d'une gouvernance mondiale plus inclusive, selon l'Élysée.
« Ce sommet vise à dépasser les simples débats pour proposer des initiatives concrètes et créer un mouvement collectif autour de l'IA », fait ainsi valoir une source de l'Élysée fin novembre. Alors que les précédents sommets se concentraient surtout sur les risques, celui de Paris mettra en avant les opportunités qu'offre cette technologie.
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Le programme inclura des journées scientifiques, réunissant chercheurs et économistes. Elles seront organisées à Paris en amont du sommet les 6 et 7 février, accompagnées d'événements culturels les 8 et 9 février. En parallèle, un « business day » se tiendra le 11 février à la Station F, pépinière parisienne de start-up créée par Xavier Niel. Le sommet en lui-même se déroulera au Grand Palais.
Lors de ce sommet, Clara Chappaz entend porter sa vision de l'intelligence artificielle à la française. « Nous avons les atouts pour pouvoir faire de la France une grande puissance de l'intelligence artificielle », assurait-elle en novembre à l'AFP. « Avoir des technologies d'intelligence artificielle propres, c'est pouvoir porter une certaine vision du monde », soulignait la ministre française chargée de l'IA, s'appuyant sur les préconisations du rapport Draghi sur la relance de l'innovation européenne.
Pas question de s'engager dans une concurrence frontale avec les États-Unis, selon elle. La membre du gouvernement veut ouvrir « une troisième voie de l'intelligence artificielle », qui rimerait avec éthique, frugalité et inclusivité. Début décembre, un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) livrait par ailleurs des recommandations spécifiques pour le sommet sur l'intelligence artificielle organisé en février.
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L'événement pourrait être l'occasion de rationaliser la gouvernance mondiale en créant une institution spécialisée sous l'égide de l'ONU, dont les « compétences s'étendraient de la coordination internationale de la régulation de l'IA à la lutte contre la fracture numérique mondiale », formulaient le député Alexandre Sabatou (RN), le sénateur Patrick Chaize (LR) et la sénatrice Corinne Narassiguin (PS), auteurs du rapport. « Il faut profiter du sommet pour annoncer le lancement d'un grand programme européen de coopération en IA », démarche envisagée depuis 2017, qui réunirait « au moins la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie et l'Espagne », détaillait le rapport.
(Avec AFP)
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