Meghan Conroy, le diagnostic dans l’objectif

Lysiane J. Baudu

Lysiane J. Baudu
C'est à Paris que lui est venue l'idée de « captureproof ». La physiologiste américaine Meghan Conroy avait déjà depuis longtemps quitté la ferme familiale de l'Illinois, où elle est née, pour bourlinguer de la Californie à Hawaï et travailler pour de grands laboratoires pharmaceutiques, quand, un jour de pluie sur San Francisco, elle a décidé de changer radicalement d'orientation.
Direction Paris et un diplôme de photographie ! Puis ce sera la Zambie, où elle débarque pour son projet de fin d'études. Au Polaroid, elle y photographie des centaines de familles. L'expérience, surtout avec des femmes porteuses du VIH, la touche profondément.
Au hasard d'une rencontre, elle documente ensuite, pendant plus de trois ans, des essais cliniques à travers l'Europe, en photographiant les patients. Et, en 2010, une idée commence à germer : quand les parents paniquent lorsqu'un enfant fait, par exemple, une crise d'épilepsie, pourquoi ne pas transmettre une photo ? Le médecin traitant peut ainsi voir exactement ce qui se passe et agir. Un an et demi plus tard, captureproof était - presque - lancé...
Autant d'éléments absents du paysage français, selon elle. Elle rejoint donc Techstars, un incubateur de Chicago, et affine son modèle : photos et vidéos de tout le corps peuvent être transmises instantanément aux médecins, et connectées au dossier médical électronique du patient, pour un diagnostic plus précis et plus rapide, le tout via des applications sur téléphone mobile.
Les grands acteurs médicaux apprécient ces nouvelles données, qui facilitent la vie des patients et des médecins, sans oublier les économies réalisées. Meghan lève 1 million de dollars auprès d'investisseurs. Les femmes sont bien représentées.
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C'est son cas. Baroudeuse, entrepreneuse, elle veut avant tout « avoir un impact » sur la société.
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Portraits :
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Lysiane J. Baudu
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