Airbnb : dans six mois, l'enregistrement auprès de la mairie sera obligatoire

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Paris est pour Airbnb l'un des premiers marchés du monde avec 65.000 logements revendiqués. Comme toutes les grandes villes touristiques, la capitale multiplie les initiatives pour lutter contre cette location meublée touristique illégale qui se développe au détriment du secteur hôtelier, favorise la spéculation immobilière, vide certains quartiers de ses habitants et provoque des désagréments quotidiens pour les autres.
Paris est pour Airbnb l'un des premiers marchés du monde avec 65.000 logements revendiqués. Comme toutes les grandes villes touristiques, la capitale multiplie les initiatives pour lutter contre cette location meublée touristique illégale qui se développe au détriment du secteur hôtelier, favorise la spéculation immobilière, vide certains quartiers de ses habitants et provoque des désagréments quotidiens pour les autres. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Conformément à la loi, toute personne désirant louer à Paris son logement en meublé touristique sur une plateforme numérique type Airbnb devra détenir un numéro d'enregistrement à partir de décembre.

Pour ne pas être en infraction avec la loi, toute personne désirant louer à Paris son logement en meublé touristique sur une plateforme numérique type "Airbnb" devra obligatoirement détenir un numéro d'enregistrement à partir de décembre, a annoncé jeudi la Ville de Paris.

La mesure, qui a toutes les chances d'être votée à l'unanimité cette semaine en Conseil de Paris, sera mise en place par la municipalité dès octobre et obligatoire en décembre, a indiqué devant la presse Bruno Julliard, premier adjoint de la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

Limiter la location de meublés

Un amendement de la loi République numérique, ardemment souhaité par la capitale, permet aux communes de plus de 200.000 habitants et à celles de la petite couronne parisienne de créer un numéro d'enregistrement pour les meublés faisant l'objet d'une location de courte durée, afin de pouvoir vérifier qu'ils n'excèdent pas la durée limite légale de location de 120 jours par an lorsqu'il s'agit de résidences principales.

Paris, comme toutes les grandes villes touristiques, multiplie les initiatives pour lutter contre cette location meublée touristique illégale qui se développe au détriment du secteur hôtelier, favorise la spéculation immobilière, vide certains quartiers de ses habitants et provoque des désagréments quotidiens pour les autres.

Surveiller le plafond autorisé

"Avec ce numéro d'enregistrement, nous pourrons surveiller le nombre de nuits maximales", toutes plates-formes confondues, a précisé M. Julliard, car "chaque logement ne peut avoir qu'un seul numéro d'enregistrement". Il "est très difficile aujourd'hui d'évaluer si la loi est respectée", a-t-il dit.

Paris n'est pas opposé au fait que certains Parisiens "veuillent arrondir leurs fins de mois" pendant leurs vacances, a ajouté l'élu, indiquant que la grande majorité des locations sont de courte durée, mais "ce dispositif doit être régulé" à cause des "abus".

Les plateformes devront faire connaître le nombre de nuitées par numéro, la Ville faisant le calcul total, selon des dispositifs techniques encore à définir.

Sur ce point, l'Union nationale pour la Promotion de la Location de Vacances (UNPLV), qui rassemble des organismes de location tels que Abritel, SeLoger ou Homelidays, a tenu à "rappeler qu'à ce jour, aucun texte d'application de la loi numérique n'oblige les plateformes à transmettre aux mairies le nombre de nuitées par logement", dans une déclaration à l'AFP.

Réguler le marché

"Nous sommes très déterminés" à réguler ce marché, a assuré M. Julliard, indiquant qu'une baisse du nombre de nuits autorisées, qui passeraient par exemple de quatre mois à deux mois, ferait l'objet de débats ultérieurs.

Paris est pour Airbnb l'un des premiers marchés du monde avec 65.000 logements revendiqués, mais de nombreuses autres plateformes proposent des locations.

Mercredi dernier, les hôteliers de la principale organisation professionnelle Umih et du GNC ont lancé une opération pour sensibiliser 1.500 municipalités à l'existence de ce numéro d'enregistrement.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 10/07/2017 à 21:38 :
Ras-le-bol des lobbys hoteliers et des politiques à leurs ordres ! Les français plébiscitent le logement touristique et ça n'est pas prêt de s'arrêter. Non au monopole abusif des hotels !
a écrit le 04/07/2017 à 15:41 :
C'est bon contre le travail au noir ça !
a écrit le 04/07/2017 à 10:56 :
Penicaud aurait déclaré que cette régulation n'existe que pour embêter 95% des propriétaires Air b'n'b et sanctionner les 5% qui en abuse.
a écrit le 04/07/2017 à 10:38 :
J'ai créé une toute petite entreprise individuelle et gère tout seul les locations, les accueils et départ, je fais le ménage des appartements, les approvisionnements. Je vis de ces prestations de services que je facture à mes quelques clients, propriétaires qui louent leur appartements en location saisonnières. Je fais quoi demain si on les interdit ?
a écrit le 04/07/2017 à 10:37 :
J'ai investi dans des box-aparts tout confort (30m2) que je loue a Seoul aux touristes de tous pays. Je fais ce que je veux, comme je le souhaite. L'etat ne se mele aucunement du business des gens. La location fonctionne sans entraves. Avec macron, decidement les lourdeurs vont perdurer.
Pauvres francais, bon a payer des taxes.
a écrit le 04/07/2017 à 8:40 :
La chasse aux pauvres continue : ceux qui vivent en nomade et n'ont plus pour vivre que le revenu de leur résidence principale. Car bien sûr les aides sociales leur sont refusées car ils ne répondent pas au cahier des charges administratif de la pauvreté.
a écrit le 03/07/2017 à 23:31 :
Encore une absurdité démagogique de la Mairie de Paris pour satisfaire les lobbys hoteliers. Les prochaines municipales vont être une bérézina pour Hidalgo. Son adjoint au logement a déjà été sèchement battu à Paris.
a écrit le 03/07/2017 à 22:12 :
Je ne vois pas où il y a abus à vouloir faire du business ! Les socialistes voient des abus partout où cela ne va pas dans leur sens. La logique voudrait que les loueurs soient considérés comme des petites entreprises :-)

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