Bpifrance, béquille d'un capital-risque français toujours sous-développé
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Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance.
REUTERS/Stephanie Lecocq
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Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance.
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Faut-il inonder le secteur privé d'argent public pour combler ses faiblesses en attendant qu'il finisse par prendre le relais et voler de ses propres ailes ? C'était le pari à l'origine de la création de Bpifrance par l'État fin 2012. Face à la grogne des Pigeons, ces entrepreneurs et investisseurs qui s'estimaient étranglés par la fiscalité, Nicolas Sarkozy, puis François Hollande, ont mis en œuvre la fusion d'Oséo, de CDC Entreprises, du Fonds stratégique d'investissement et du FSI Régions.
Ainsi était née Bpifrance, une « superbanque » publique d'investissement aux poches profondes, véritable béquille pour les start-up comme pour les fonds de capital-risque. Sa mission : faire de la France une « start-up nation » pour ne pas rater la révolution numérique après avoir déjà raté le virage d'Internet au début des années 2000. Sa méthode : financer tout ce qui bouge, ou presque, en co-investissant avec le secteur privé. Et donc « faire levier », la présence de Bpifrance permettant aux acteurs privés de partager le risque avec la puissance publique, ce qui les incite à investir.
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Plus d'une décennie plus tard, le bilan est mitigé. Côté pile, Bpifrance a bel et bien été le principal moteur du décollage spectaculaire de la French Tech sous François Hollande puis Emmanuel Macron. D'après la première étude d'impact de Bpifrance sur le capital-risque, publiée ce jeudi et menée par Bpifrance lui-même, mais assisté d'un comité de pilotage indépendant, les montants levés par les start-up tricolores ont été multipliés par 7 entre 2013 et 2023, de 1 milliard d'euros en 2013 à 8,3 milliards en 2023. Ce qui démontre un réel rattrapage de la France dans la course mondiale à l'innovation.
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