Comment Theremia utilise l'IA pour optimiser l'efficacité des médicaments
Simon Prigent
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En combinant l'intelligence artificielle et les data sciences, l'algorithme développé par Theremia permet d'adapter des éléments tels que la fréquence d'administration, le dosage et la formulation des médicaments pour optimiser leur efficacité.
Theremia
Comment Theremia utilise l'IA pour optimiser l'efficacité des médicaments
Créée il y a moins d’un an, la start-up parisienne lève 3 millions d’euros pour développer une plateforme capable d'adapter les traitements médicaux aux spécificités des patients.
Non, les médicaments n'ont pas la même efficacité que l'on soit un homme ou une femme, selon nos caractéristiques ethniques ou le stade de la pathologie. Avec l'intelligence artificielle, il est désormais possible de les adapter aux spécificités des individus, pour des soins plus efficaces et moins d'effets secondaires.
C'est le créneau de la start-up parisienne Theremia. Lancée il y a moins d'un an par une entrepreneure, Iris Maréchal, et une chercheure, Chloé Geoffroy, cette deeptech -innovation de rupture dans le jargon - spécialisée dans la médecine de précision, annonce une levée de fonds de 3 millions d'euros pour créer sa plateforme. La technologie des deux femmes a séduit les fonds Eurazeo et Salica Investments, mais aussi Entrepreneur First, Bpifrance, et quelques business angels dont Olivier Vaury, ex-directeur financier d'Amazon France et de ManoMano, Maximilien Levesque, fondateur et PDG d'Aqemia, ou encore Claire Chappert, directeur des opérations de la biotech SafeHeal.
En combinant l'intelligence artificielle et les data sciences, l'algorithme développé par Theremia permet d'adapter des éléments tels que la fréquence d'administration, le dosage et la formulation des médicaments pour optimiser l'efficacité du traitement.
Pour illustrer l'utilité de sa solution, la PDG Iris Maréchal cite l'exemple américain de la molécule zolpidem. Cette dernière est utilisée dans les somnifères. Or, elle est associée à un risque accru d'accidents de la route, en raison de ses effets, comme la somnolence et la diminution de la vigilance. Dans un communiqué daté de 2013, la FDA avançait que ce risque était plus élevé chez les femmes que chez les hommes.
Cette différence est en partie due à la lipophilie du zolpidem : elle s'accumule davantage dans les graisses, généralement accrues chez les femmes, par rapport aux hommes. En réponse, la FDA a réduit la dose recommandée pour les femmes et a émis des avertissements sur les risques liés à la conduite après son utilisation.
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