Filigran, l'étoile montante de la cybersécurité française
François Manens
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Julien Richard, CTO et cofondateur de Filigran, lors d'une réunion avec ses équipes.
Filigran
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Julien Richard, CTO et cofondateur de Filigran, lors d'une réunion avec ses équipes.
Filigran
Rarement une pépite de la cybersécurité française n'avait autant attiré l'intérêt des investisseurs. À peine deux ans après sa création, Filigran a bouclé ce lundi une série B (deuxième levée de fonds institutionnelle, NDLR) de 35 millions de dollars (32,4 millions d'euros). La start-up avait déjà récolé 15 millions d'euros en série A début mars, auprès d'Accel Partners, et 5 millions d'euros en amorçage à l'été 2023, dans un tour mené par Moonfire Ventures. Les deux investisseurs historiques remettent d'ailleurs au pot.
Malgré une trésorerie au beau fixe, l'opportunité présentée par Insight Partners a convaincu les deux fondateurs de l'entreprise, Samuel Hassine et Julien Richard, de revoir une fois de plus leur plan à la hausse, à commencer par leur développement sur le marché américain.
Le succès de Filigran réside dans OpenCTI, son logiciel phare. Celui-ci permet aux entreprises d'organiser les nombreux flux d'informations - signatures de logiciels malveillants, mode d'attaques, tendances sectorielles... - qu'elles reçoivent sur les cybermenaces afin d'en tirer le plus de valeur possible.
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Si la start-up évolue dans l'univers concurrentiel de la threat intel, ou intelligence sur les cybermenaces, elle est pour l'instant unique en son genre. Lancé en 2019 comme un projet bénévole en open source (c'est-à-dire que le code du logiciel est visible et utilisable par n'importe qui, NDLR), le logiciel OpenCTI a rapidement été adopté par des milliers d'organisations, dont certaines des plus grandes entreprises (Airbus, Hermès, SpaceX...) et institutions (comme la Commission européenne ou le FBI).
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