• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Technos & MediasInnovation et Start-up

La "slow economy" : apprendre à ralentir pour durer

Patrick Cappelli

Publié le 21 août 2018 à 05:15 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:38

Yoga, détente

Yoga, détente

Pixabay / CC

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

  • 2

    Marie-Ange Debon, PDG de La Poste : « Le courrier ne représente plus plus que 15 % du chiffre d’affaires global »

  • 3

    Pourquoi Xavier Niel continue d’étendre son empire télécom dans le monde

  • 4

    Pourquoi l’industrie automobile française procède à une saignée sociale chez ses ingénieurs

  • 5

    Pétrole : au Nigeria, Renaissance signe une découverte qui conforte le pari des producteurs locaux

  • 6

    Général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’État-major de l’armée de l’air : « Pour défendre la paix, il faut montrer les muscles »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les mouvements "slow" se multiplient : "slow food", "slow economy", "slow management", "slow tech", "slow money". Leur objectif : ralentir dans un monde où les technologies nous poussent à aller toujours plus vite, dans la sphère privée comme dans la sphère professionnelle.

Dans une société où les nouveaux héros sont de jeunes créateurs de startups capables de lever des millions d'euros avant de passer leur permis de conduire, où Google n'a que 20 ans et Airbnb 10 ans, dans un monde où le numérique nous pousse à consommer l'information à toute allure, où l'obsolescence des produits et des hommes (à 45 ans, on est déjà un senior) s'accélère, la lenteur est une valeur qui revient à la mode. Et si la solution pour un monde durable était de ralentir ?

Première manifestation de cette tendance, la "slow food" a été popularisée en Italie en 1986 par Carlo Petrini, critique gastronomique italien, qui voulait trouver une alternative aux fast-foods.

Son concept : revenir à une agriculture moins intensive, dans le respect des sols et des cycles naturels, des écosystèmes et de la biodiversité locale.

Chaque étape de la chaîne agro-industrielle, y compris la consommation, doit protéger l'écosystème et la biodiversité en sauvegardant la santé du consommateur et du producteur. Le mouvement symbolisé par un escargot a essaimé dans le monde entier, compte 100.000 adhérents et 1 million de supporteurs dans 160 pays.

Slow Food a lancé en 2014 Terra Madre, un réseau international de communautés alimentaires, des groupes de producteurs artisanaux unis par la production d'un aliment particulier et étroitement lié à une zone géographique. Le réseau réunit des producteurs d'aliments, des pêcheurs, des éleveurs, des cuisiniers, des universitaires, des jeunes, des ONG et des représentants de communautés locales qui travaillent pour établir un système de nourriture « bon, propre et juste ».

Produire et consommer local (ou locavorisme) est un des principes de l'économie circulaire qui permet d'éviter l'importation de produits du bout du monde, très mauvaise pour l'empreinte carbone, et de réduire l'agriculture intensive tournée vers l'export. La vogue actuelle des circuits de distribution alimentaire alternatifs illustre également cette volonté de se rapprocher de centres de production. Amap (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), jardins partagés, ventes directes, avec des sites comme monproducteur.com, etiktable.fr, acheteralasource.com ou bienvenue-a-la-ferme.com, ou des circuits alternatifs comme la Ruche qui dit oui !, qui propose de faire ses courses via son site Web auprès de producteurs locaux dans un rayon de 200 km autour du point de vente... ces initiatives séduisent de plus en plus.

Newsletter

Tech & IA

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Illustration de la newsletter Tech & IA

La permaculture, à la fois production agricole durable et économe en énergie et philosophie de vie où animaux, insectes, êtres humains, plantes et micro-organismes vivent en harmonie, et l'aquaponie, symbiose entre végétaux, poissons et bactéries dans laquelle les déjections des poissons d'un aquarium nourrissent les plantes et légumes, sont deux concepts qui commencent à émerger.

--

[Lancé en Italie en 1986 par Carlo Petrini, le mouvement Slow Food compte aujourd'hui 100.000 adhérents et un million de supporteurs dans 160 pays.]

"Slow tech" et "low tech", deux moyens de déconnecter

La "slow tech", elle, s'attaque à cette hyper connectivité qui nous pousse à regarder notre smartphone 26 fois par jour (50 fois pour les plus jeunes, source Deloitte) et qui a engendré le syndrome Fomo (de l'anglais "fear of missing out" ou peur de louper une information importante), d'où les chaînes d'information continue allumées en permanence dans les cafés ou la salle d'attente du médecin.

Son but : cesser d'être esclave des technologies pour réapprendre à dialoguer et à vivre ensemble.

Sa variante "low tech" est l'anti-thèse de la high-tech, qui nous fait changer de téléphone portable tous les six mois et acheter en précommande le dernier assistant vocal d'Amazon ou d'Apple.

La "low tech" propose de revenir à des technologies moins gourmandes, plus simples, peu coûteuses, qui peuvent être fabriquées avec des ressources locales.

Par exemple, produire soi-même son électricité grâce à des éoliennes artisanales. Le Low-tech Lab (lowtechlab.org) est un projet de recherche et de documentation collaborative visant à diffuser et à promouvoir les low technologies, composé d'une plateforme collaborative et d'une communauté. Dans la Creuse, Pierre Chappert, ingénieur thermicien de formation, va bientôt boucler son projet de maison complètement autonome, qui ne sera pas reliée aux réseaux d'eau et d'électricité et produira sa propre chaleur et bientôt son propre gaz.

À Biras en Dordogne, l'earthship (géonef, en français) du journaliste Benjamin Adler et de sa compagne, Pauline Massart, doit être inauguré en août. Le premier earthship a été construit par Michael Reynolds dans le désert de Taos au Nouveau-Mexique. Le principe est d'employer les énergies solaires, éoliennes et géothermiques afin de maximiser l'utilisation des eaux de pluie. Les géonefs se servent aussi de matériaux de réutilisation, comme les pneus, les canettes en aluminium, les bouteilles en verre et les boîtes de conserve. Objectif : l'autosuffisance.

Le temps, nouvelle unité monétaire ?

Même l'univers productiviste de l'entreprise commence à être gagné par ce retour à la lenteur. La dernière tendance du management, c'est le "slow management" : prendre le temps d'écouter, de dialoguer et de construire avec ses collaborateurs, éviter la gestion de l'hyper-productivité, laisser au travail le temps d'être bien fait.

Les Chief Happiness Officers (responsables du bien-être) se multiplient, les séances de yoga et de méditation envahissent les open spaces.

De nombreuses études récentes montrent qu'un travailleur qui prend son temps est au final plus efficace.

Le mouvement slow made, lancé en France le 22 novembre 2012 et soutenu par le Mobilier national et l'Institut national des métiers d'art, vise lui à fédérer le secteur de la création autour d'une charte composée de six valeurs : la recherche, le geste, la pratique, la transmission, l'appropriation et le prix juste. Le "slow made" oppose au modèle de consommation du tout jetable un modèle durable visant à produire moins et mieux : face à l'obsolescence programmée des objets, le mouvement propose de soutenir une pérennité programmée.

Même le monde de la finance, pilotée pourtant par des robots traders qui échangent biens et services en quelques millisecondes, se met au slow avec la "slow money". Ce mouvement né aux États-Unis en 2009, à la suite de la publication du livre de Woody Tasch "Enquêtes sur la nature de l'argent lent : investir comme si la nourriture, l'agriculture et la fertilité étaient importantes", consiste à financer de petites entreprises locales qui produisent une nourriture de qualité. Le slow money a pour vocation d'aider les petits producteurs agricoles spécialisés dans le bio et l'agro-écologie et de financer leur développement quand les banques font défaut.

À lire également

  • Comment faire tourner l'économie circulaire plus rond ?
  • Économie circulaire : une feuille de route pour commencer le chemin

Dans le film de science-fiction Time Out d'Andrew Niccol, le temps est la nouvelle unité monétaire mondiale pour payer ses factures, ses denrées alimentaires ou ses biens de consommation. L'être humain génétiquement modifié ne peut plus vieillir après l'âge de 25 ans. Ensuite, un compteur intégré à l'avant-bras de chacun, crédité d'une année, se met en marche : s'il tombe à zéro, l'individu meurt. Le compteur des riches affiche des milliers d'années, celui des pauvres, quelques semaines. Pour éviter d'en arriver là, peut-être devrait-on réfléchir rapidement aux bienfaits d'une existence plus "slow".

Patrick Cappelli

Sur le même sujet

Apple et OpenAI avaient signé un partenariat en 2024.

Apple attaque OpenAI pour détournement d’informations confidentielles

Le géant américain Apple a assigné vendredi en justice OpenAI, accusant plusieurs de ses anciens employés d'avoir transmis des informations confidentielles à la start-up californienne, après avoir été recrutés par celle-ci.

Premium
Intelligence Artificielle
Xavier Niel, le fondateur de Free, lors de l’inauguration du porte-conteneurs de CMA CGM-FRANCE, en juillet 2026.

Pourquoi Xavier Niel continue d’étendre son empire télécom dans le monde

En s’offrant plus de 16 % de l’opérateur britannique Vodafone, l’homme d’affaires français et fondateur de Free avance un pion de plus sur le marché international des télécoms où il possède déjà beaucoup de leviers.

Premium
Télécoms
Les députés Cyrielle Chatelain et Philippe Latombe au centre.

Souveraineté numérique : « Nous sommes passés d'une menace individuelle à un risque généralisé de kill switch»

C'est l'heure du bilan pour la commission d'enquête sur les dépendances et vulnérabilités numériques de la France. Son président Philippe Latombe et sa rapporteure Cyrielle Chatelain nous livrent en avant-première quelques-unes de leurs réflexions avant la publication de leur rapport ce 15 juillet.

Premium
Intelligence Artificielle
Fidji Simo a indiqué qu'elle poursuivrait toutefois sa collaboration avec OpenAI comme conseillère à temps partiel.

La Française Fidji Simo quitte OpenAI pour raisons de santé, moins d'un an après son arrivée

La numéro deux d'OpenAI a annoncé sa démission pour raisons de santé, interrompant brutalement une mission stratégique centrée sur le développement commercial de ChatGPT.

Tech & IA
Depuis plus de quatre ans, le CICR travaille à adapter les principes des Conventions de Genève aux nouvelles formes de conflit.

La Croix-Rouge crée son « drapeau blanc » numérique pour protéger les hôpitaux et les secours des cyberattaques

Le Comité international de la Croix-Rouge a dévoilé un prototype d'emblème numérique destiné à signaler aux cyberattaquants les infrastructures protégées par le droit international humanitaire.

Tech & IA
Andrew Feldman, le directeur général de Cerebras.

Cerebras, le rival de Nvidia, va investir plusieurs milliards dans ses infrastructures européennes

Le concurrent américain de Nvidia, Cerebras, va investir plusieurs milliards de dollars pour renforcer ses infrastructures d'intelligence artificielle en Europe, porté par l'explosion des besoins en puissance de calcul.

Tech & IA
Neil Zeghidour, directeur général de Gradium.

Gradium passe la barre des 100 millions d'euros avec le soutien de Nvidia

La start-up française d'IA vocale Gradium franchit le cap des 100 millions d'euros de financement et accueille Nvidia parmi ses investisseurs pour accélérer son développement international.

Tech & IA
Le modèle utilisé par Mistral AI, le Galaxea R1 Pro est une « coque » parfaite pour tester les intelligences artificielles.

Un robot chinois dans la dernière pub de Mistral AI ? Une IA se doit d’abord d’être « agnostique » d’après la société

Mistral AI entre dans la course à la robotique avec Robostral Navigate, une IA de navigation qu’elle affirme plus performante que celles d’Alibaba ou de Nvidia. La démonstration s’appuie sur un robot chinois, le Galaxea R1 Pro, et les performances, à la différence de celles des laboratoires concurrents, ne sont pour l’instant accompagnées d’aucunes données permettant de les vérifier.

Premium
Tech & IA