Les start-up à impact résistent, malgré un climat peu favorable
Marine Protais
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L'application Yuka fait partie des start-up à impact qui créent plus de 34.000 emplois en France
Yuka
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L'application Yuka fait partie des start-up à impact qui créent plus de 34.000 emplois en France
Yuka
Diversité, climat, inclusion... Ces sujets ont régressé chez les acteurs économiques et dans le débat public ces derniers mois. Mais les start-up à impact résistent. C'est ce que montre le dernier baromètre publié par France Digitale. Le lobby des start-up françaises rapporte que le nombre de jeunes pousses « à impact » - celles dont le produit ou le service œuvre pour le développement durable - a progressé de 10 % en moins de deux ans. Ces entreprises qui recrutent plus de 34.000 personnes ont généré 7 % d'emplois supplémentaires sur le territoire, et les montants levés ont augmenté de 8 %.
« Lorsqu'on a fait un premier baromètre sur ces entreprises en 2017, elles étaient 700. Aujourd'hui, elles sont plus de 1.200, sur 15.000 start-up françaises au total. C'est une part significative », se félicite Maya Noël. Des chiffres qui rassurent la directrice générale de France Digitale, dans un climat « où on a l'impression de faire machine arrière sur la diversité et le climat ».
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Elle cite notamment le report de la directive européenne CSRD (obligeant les entreprises à publier des informations sur leur durabilité), la fin des politiques Diversité, équité et inclusion (DEI) au sein de certaines grandes entreprises, ou encore le retour en grâce du climatoscepticisme. On pourrait aussi ajouter la réduction des investissements dans la transition énergétique par des groupes comme Total et BP.
« C'est aussi important de continuer à parler d'impact quand le champ lexical actuel tourne autour de la guerre, de la souveraineté et de la défense », souligne Maya Noël.
Marine Protais