La première, américaine et à l’origine d’un moteur de recherche dont les réponses sont fournies par l’intelligence artificielle, ambitionne de détrôner Google. La seconde, européenne, promet aux entreprises d’ajouter de l’IA à leurs tâches quotidiennes. Leurs innovations et leurs modèles économiques ont été passés au crible lors du sommet AIM, organisé par « La Tribune ».Répondre aux questions des utilisateurs, non par des liens, comme le fait Google, mais en générant des réponses grâce à l'intelligence artificielle (IA) générative : c'est la proposition de la start-up californienne Perplexity AI, dont le CBO (chief business officer, ou directeur commercial, en français), Dmitri Shevelenko, a été l'un des invités, le 15 novembre dernier, du forum Artificial Intelligence Marseille.
Son « moteur de réponses » (answer engine) affronte ainsi le monopole du géant de la recherche en ligne en alliant information trouvée sur Internet en temps réel et pouvoir de synthèse des modèles de langages (LLM). L'avantage ? Le gain de temps. « Nous accélérons le rythme auquel la curiosité fait grandir la connaissance humaine », se félicite-t-il.
Un modèle économique « hybride »
Et Perplexity AI n'entend pas s'arrêter à la génération de réponses. La prochaine étape sera de « permettre d'entreprendre une action », poursuit Dmitri Shevelenko. Exemple, en recherchant un produit, l'idée est de pouvoir procéder à son achat à partir de la réponse fournie. C'est la prochaine étape, celle d'une IA proactive, dite des « agents ».
Pour dérouler son plan, la start-up californienne a levé 74 millions de dollars en début d'année, et compte sur différentes sources de revenus, et en particulier, sur les abonnements. En outre, en mai dernier, elle a lancé une version payante, Entreprise Pro. Mais Perplexity AI mise également sur la publicité, via des « questions sponsorisées ». Un modèle de financement « hybride », donc, analyse le responsable de Perplexity AI, qu'il juge pertinent face aux leçons que lui inspirent les Google et autres Facebook, dont la dépendance à la seule publicité « a érodé la qualité du produit », puisque les internautes sont « las » de voir quantités de liens sponsorisés, avance-t-il.