Sciences cognitives et IA, la recette de Didask pour améliorer les formations en entreprise
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Dans l'entrepreneuriat, la patience peut être la mère des vertus. Presque vingt ans après s'être penché, sur les bancs de l'Ecole nationale supérieure (ENS), sur le problème du manque de pertinence et d'efficacité des formations en ligne, et dix ans après avoir créé sa start-up Didask pour tenter d'y remédier grâce aux sciences cognitives, le chercheur Son Ly a dû attendre l'arrivée de l'intelligence artificielle générative, fin 2022, pour voir enfin les étoiles s'aligner, et son business exploser.
Depuis, la start-up a signé 200 clients grands groupes et organismes de formation, qui utilisent sa plateforme de e-learning pour créer rapidement des modules d'apprentissage sur-mesure. De quoi, enfin, débloquer l'appétit des investisseurs : la start-up annonce, mardi 20 mai, une levée de fonds de 10 millions d'euros pour partir à la conquête de l'Europe.
A LIRE AUSSI
Robotique : deux offres de reprise pour Aldebaran mais un nouveau plan social inévitable
« L'IA générative était le chaînon manquant pour déployer facilement notre méthode d'apprentissage », confirme le CEO de Didask, Son Ly, auprès de La Tribune. Car contrairement à la plupart de ses concurrents, qui misent sur la gamification et l'ergonomie pour rendre l'apprentissage en ligne plus ludique, Didask a choisi dès le début l'approche scientifique.
À lire également
« Des recherches montrent que formations en ligne sont souvent très descendantes, très théoriques, faites par des experts qui ne sont pas des pédagogues, validées par un quizz à la fin. Mais les savoirs ne sont pas bien assimilés et il n'en reste plus grand-chose quelques temps plus tard », détaille le chercheur et entrepreneur. Pour mieux retenir le contenu, Son Ly et son acolyte Arnaud Riegert se sont penchés sur les sciences cognitives. « Le piège de beaucoup de formations en ligne est qu'elles créent un biais cognitif qui est l'illusion de maîtrise : on croit comprendre mais sans mise en application concrète et personnalisée, on peine à l'appliquer », détaille le dirigeant.
Bruxelles ordonne à Meta de rouvrir WhatsApp aux IA concurrentes
Korben for People ambitionne de devenir le « Microsoft de la robotique »
Nouvelle usine à Toulouse, levée de fonds, filiales à l'étranger… La pépite de défense Alta Ares change de dimension
« Il y a une part de surenchère »… Pourquoi les milliards de l’IA annoncés à Choose France défient toute logique