Propulse s'enrichit d'un nouveau type de projets
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MINISTÈRE DE L'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA DÉCENTRALISATION
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Les innovations, dans le secteur des transports, servent plusieurs causes, dont la lutte contre le dérèglement climatique et le respect de l'environnement. Mais si la technologie peut permettre d'automatiser des navettes pour davantage de transports collectifs, tandis que l'intelligence artificielle (IA) est désormais utilisée aussi bien pour prédire les pannes de matériel et assurer une meilleure maintenance que pour optimiser les charges et les trajets des transporteurs, l'innovation peut prendre d'autre formes. Celle qui est chère à Philippe Tabarot, ministre auprès du ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, chargé des Transports, c'est la qualité du service rendu aux usagers.
Il a voulu, pour la cinquième édition du programme Propulse lancée le 1er juillet, que cette « expérience voyageurs » soit incluse dans les thèmes retenus pour le nouvel appel à projets, en 2025. Au-delà du transport durable et de l'inter-modalité ou de la multi-modalité, qui figurent déjà dans la liste des projets traditionnellement étudiés, ce type d'innovation, de nature plus sociale, même si elle peut également s'appuyer sur la technologie pour atteindre ses objectifs, sera examinée pour la première fois. Les porteurs de projet sélectionnés - une vingtaine, en général - seront accompagnés pendant neuf mois par les équipes de l'Agence de l'innovation pour les transports (AIT). Ces spécialistes mettent à disposition des lauréats leur expertise en matière de mobilités décarbonées et de réglementation ainsi que leur carnet d'adresses. Ils favorisent en conséquence les prises de contact. Sans oublier qu'ils questionnent parfois aussi le modèle économique des jeunes pousses, afin de l'affiner ou de le faire pivoter. Autant d'apports essentiels, selon les heureux gagnants des précédentes éditions de Propulse, pour leur succès.
« L'expérience voyageurs implique la sûreté, le confort, la ponctualité, l'information », a expliqué Philippe Tabarot lors de l'annonce, faite à l'occasion d'une conférence sur les mobilités de demain, le 23 juin, au ministère des Transports. Son secret pour que sa vision prenne forme ? Le dialogue entre filières industrielles, voire la mise en place d'une véritable coalition, puisque toutes sont concernées et toutes peuvent apporter leur soutien. Ainsi, « l'innovation dans l'aéronautique, en matière de siège, par exemple, peut être source d'inspiration pour d'autres usages, dans d'autres types de transport, de même que les acteurs des infrastructures - routes, rail... - peuvent profiter des avancées technologiques des uns ou des autres, avec des routes connectées et plus sûres ou une fiabilité accrue du service grâce à l'IA », a-t-il détaillé.
Autre annonce faite par Philippe Tabarot : les porteurs de projet seront mieux détectés, à l'échelle locale, grâce au concours de diverses organisations territoriales. De fait, les innovations dans les transports doivent servir tous les publics, désenclaver les territoires, qu'ils soient ruraux ou en banlieues, afin de permettre à chaque habitant de vivre, travailler, voyager...
Mais selon Aurore Fabre Landry, fondatrice et dirigeante de Sustainable Mobilities, 75 % des habitants de ces territoires sont dépendants de la voiture et un sur cinq est même en situation de risque. Autrement dit, hors voiture, ils n'ont pas d'alternatives viables. « Et 83 % d'entre eux prendraient un vélo pour de courtes distances si les conditions de sécurité étaient adéquates », précise-t-elle. D'autant que 83 % des personnes interrogées déclarent également vouloir s'installer dans des lieux calmes et tranquilles, même s'ils sont plus loin de leur travail ou de leurs activités...
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Il s'agit donc d'apporter des solutions de transport durable à tous. L'Etat et les collectivités locales ont évidemment un rôle clé à jouer, mais les entreprises participent. Or si les grands groupes ont déjà largement adopté l'IA, les TPE et PME ont plus de mal, en particulier avec l'IA générative, qui permet, entre autres, d'améliorer la relation clients. Pourtant, si des craintes existent, « tester est la meilleure des solutions pour les lever », remarque Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique.
En somme, pour innover en matière de transport durable, d'inter-modalité, de multi-modalité et de qualité de service, rien de tel que de dynamiser une culture de l'innovation, de créer des coalitions d'entreprises volontaires et de passer à un déploiement rapide des solutions. Car la mobilité de demain se construit aujourd'hui.
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Les candidatures à la 5e édition des trois appels à projets du programme Propulse sont ouvertes jusqu'au 26 septembre 2025. Voici le lien pour accéder au cahier des charges : https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/PROPULSE%205%20-%20Cahier%20des%20charges_0.pdf
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