Internet tire le marché publicitaire face à une presse morose

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Globalement, les recettes publicitaires de la presse écrite papier continuent de s'effondrer (-7,4% sur un an), mais la chute n'est pas uniforme, avec quelques surprises comme le succès des magazines de jardinage, qui ont vu le nombre d'annonceurs bondir de 14%.
Globalement, les recettes publicitaires de la presse écrite papier continuent de s'effondrer (-7,4% sur un an), mais la chute n'est pas uniforme, avec quelques surprises comme le succès des magazines de jardinage, qui ont vu le nombre d'annonceurs bondir de 14%. (Crédits : Reuters)
Le marché publicitaire a connu une légère reprise dans l'Hexagone l'année dernière, en générant 13,7 milliards d'euros. Si la télévision tient le choc, les revenus générés par la publicité dans la presse écrite papier continuent de s’effondrer (-7,4%). Le grand gagnant est Internet, support média qui rapporte 4,09 milliards d'euros.

Le marché publicitaire français a connu une petite embellie en 2017. En effet, les recettes nettes se sont élevées à 13,7 milliards d'euros, soit une hausse de 1,2% par rapport à 2016, selon le baromètre unifié du marché publicitaire, réalisé par France Pub, Kantar Média et l'Institut de recherches et d'études publicitaires (IREP). Le marché a notamment vu une hausse des annonceurs sur l'ensemble des médias (+3%), pour s'établir à 56.073 annonceurs. Parmi eux, les deux tiers sont captés par Internet.

Cette légère reprise a été tirée par Internet, support média qui, à lui seul, a généré 4,09 milliards d'euros. "Cette meilleure situation provient principalement de la croissance forte d'Internet, +12% par rapport à 2016" contre une hausse de 8% en 2016, souligne le baromètre. La publicité sur Internet a connu une forte croissance du "display", qui désigne les achats d'espaces et les différents éléments graphiques servant à proposer des annonces en ligne (bannière, vidéo, habillage de page, etc.). Le display a généré 1.450 millions d'euros, en progression de 20% par rapport à 2016. Cependant, les liens commerciaux proposés par les moteurs de recherche restent la première source de revenus sur Internet, avec 2.050 millions d'euros générés.

Un marché publicitaire en berne sur la presse

Sans surprise, les recettes publicitaires générées par la presse écrite papier continuent de s'effondrer à 2,11 milliards d'euros, soit une baisse de -7,4% sur un an. Elles continuent d'être principalement générées par la presse magazine papier, avec 730 millions d'euros. Pour autant, ce secteur a vu ses revenus chuter de 11,4%. Seules exceptions : les titres spécialisés, qui continuent d'attirer les annonceurs. C'est le cas par exemple des magazines de jardinage, qui ont vu le nombre d'annonceurs bondir de 14%. Les quotidiens nationaux, avec 142 millions d'euros, ont vu leurs recettes baisser de 8,3%. La presse gratuite, avec 300 millions d'euros, chute de 6,5%.

Le marché publicitaire sur la radio est également en berne, avec une baisse de 2,6%, contre -1.3% en 2016. Quelque 694 millions d'euros ont été générés, avec une chute des annonceurs (-2%). La télévision tient le choc, avec 3.286 millions d'euros. Elle enregistre une petite croissance de +1% en 2017, contre 0,4% en 2016.

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Commentaires
a écrit le 15/03/2018 à 10:59 :
Il faudrait que les populations se mobilisent pour la presse écrite en réel : journaux d’abord local et après national.
a écrit le 14/03/2018 à 19:29 :
Oui la télévision tiens le choc mais bon il faut voir comment cela se traduit aussi, par des baisses de prix des annonces générant ainsi des publicités de plus en plus aléatoires du genre :"Moi j'aime ma culotte anti fuite urinaire !"

Alors celle là est marrante certes mais sans le faire exprès et n'importe quel marchand de bestiaux peut dorénavant passer une publicité à la télé.

Je ne sais pas si on peut appeler ça tenir le choc, je dirais plutôt que c'est se raccrocher aux branches.

La publicité aurait pu être de l'art au service du secteur marchand mais celui-ci manque bien trop de sensibilité artistique pour l'avoir épanoui, du coup nous nous retrouvons avec le même type de pubs qu'il y a 60 ans.

Et de ce fait, comem elle est totalement dispensable ben... on s'en dispense parfaitement.

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