Jeux en ligne : de la visite au pari... le pas est faiblement franchi

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La libéralisation du marché des jeux en ligne depuis le mois de juin dernier s'est traduite un mois plus tard par la visite d'un internaute sur trois sur les sites agréés, rapporte ce lundi le cabinet d'études Mercureo. Mais les visiteurs se transforment peu en parieurs.

En juillet 2010, 28,8% des internautes français interrogés (42.000 au total) par le cabinet d'études Mercureo se sont rendus sur au moins un des sites autorisés par l?Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel). Soit un internaute sur trois. Tel est le constat dressé depuis l'ouverture du marché à la concurrence.

L'étude rapporte en outre que la notoriété d'une marque n'est pas totalement corrélée à l'audience du site de cette même marque. Exemple. Si PMU ou Winamax arrivent fin juillet en tête des quinze mots clés les plus souvent tapés sur Google, ni pmu.fr, ni winamx.fr n'ont la meilleure audience. Le site du PMU est crédité de la deuxième meilleure audience (28,6% de visites parmi les internautes visiteurs de sites de jeux d'argent en ligne) porté par son activité historique de paris hippiques. S'agissant en revanche de poker.pmu.fr, son site dédié au poker, l'audience n'est pas encore au rendez-vous (1% de visites seulement). Quant à winamax.fr, il arrive 5ème avec 3,6% de visites.

En matière de poker, les internautes semblent plutôt plébisciter partypoker (65,3%), numéro un des sites de jeux d'argent, sachant que les sites lui fournissant le plus d'audience sont soit des sites pornographiques (pornhub, xhamster) soit des sites de partage de fichiers (megaupload) et non Google.

S'agissant de la Française des Jeux, l'autre grand opérateur historique, son activité de paris sportifs proposée via "parionsweb" n'arrive qu'en dixième position. Mais c'est sans compter l'audience des jeux de tirages et de grattage, précise l'étude. "Si cette audience avait été prise en compte, FDJ se classerait première" ajoute le cabinet.

Enfin, "visiter n'est pas parier", souligne Mercureo. Autrement dit, les internautes ne vont pas souvent au-delà de la consultation de la page d'ouverture de compte d'un site de jeux. "Le taux de transformation des visiteurs en parieurs ou en joueurs va se révéler plus problématique que prévu dans les mois à venir", note même l'étude.

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