Apple lâche lui aussi WikiLeaks

 |   |  157  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
C'est au tour du groupe de Steve Jobs de rompre ses liens avec le très controversé site WikiLeaks. Motif invoqué: le non-respect du règlement intérieur.

"Nous avons retiré l'application WikiLeaks du kiosque en ligne Apps Store car celle-ci ne respectait pas notre charte des développeurs", annonce  Apple ce mercredi dans un communiqué. Or, cette application permet de suivre le contenu du site WikiLeaks ainsi que son compte Twitter.

En prenant cette décision symbolique, Apple rejoint la liste grandissante d'entreprises américaines qui ont rompu leurs liens avec WikiLeaks comme Amazon.com ou Bank of America.

"Les applications doivent se conformer aux lois locales et ne pas mettre un individu ou un groupe particulier en danger", argumente le groupe. 

WikiLeaks, dont le patron et fondateur Julian Assange est actuellement consigné au Royaume-Uni en résidence surveillée, fait particulièrement parler de lui depuis la divulgation en novembre, via cinq grands journaux à travers le monde (le New York Times, le Guardian, Le Monde, El Pais et l'hebdomadaire allemand Der Spiegel), de près de 250.000 notes confidentielles de la diplomatie américaine.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/12/2010 à 9:25 :
L'appli en question n'émanait pas de wikileaks mais d'un tiers qui voulait juste profiter du raoult médiatique pour se faire de l'argent avec une appli payante. Leur décision est donc justifiée.
Wikileaks est un site web qui reste consultable directement via safari sur n'importe quel iDevice.
a écrit le 23/12/2010 à 16:28 :
Il n'est aucunement question d'illusion de transparence, ni de droite, ni de gauche, ni de vindicte publique mais seulement d'une société commerciale qui a décidé de faire un choix à l'encontre d'un fournisseur d'information qui n'est que fournisseur d'information et non d'opinions. A chacun alors de faire son propre choix vis à vis de ces sociétés commerciales dont les intérêts vont bien au-delà des informations divulguées.
a écrit le 23/12/2010 à 11:45 :
Apple a franchi la ligne jaune... Adepte du macintosh depuis 20 ans, je vais abandonner iMac et Iphone pour du logiciel libre et d'autres équipements. Apple est devenue une machine à faire de l'argent qui a choisi son camp désormais, celui de la droite bien pensante. Quelle tristesse ! Un tel acharnement est la preuve que Wikileaks dérange... y compris la plus grosse capitalisation boursière technologique.
a écrit le 23/12/2010 à 10:39 :
Une tel pression sur les acteurs de l'information montre clairement que des personnes au pouvoir influent sont très préoccupé !
Cela traduit deux choses!
1 - Leurs intérêts sont menacés
2 - L'information est contrôlée

Vous connaissez une démocratie qui protège des intérêts privés et contrôle l'information ?
Allez, ouvrer les yeux maintenant car la vérité s'offre a nous jour après jour... !
a écrit le 23/12/2010 à 10:37 :
WikiLeaks mérite son boycott !
Je suis peut être l'une des très rares personnes à soutenir massivement le boycott de WikiLeaks. Le fondateur de ce site a commis "l'infraction de recel " de documents qui sont la propriété du gouvernement américain. Qui soutiennent WikiLeaks ? C'est plutôt les sympathisants de gauche d'après mes observations . Il en est de même des médias internationaux, y compris les français. La liberté d'expression ne serait en aucun cas une justification d'un tel acte.
Réponse de le 23/12/2010 à 14:39 :
Non, vous n'êtes pas seul à regretter la publication des notes diplomatiques. Que d'aucun dans d'autres circonstances appelleraient la délation et la condamneraient !
L'illusion de la transparence ne doit pas empêcher le travail difficile des diplomates dont le travail est d'essayer d'éviter les guerres par une observation des situations et des relations entre les peuples.
Il est facile de critiquer. Qui souhaiterait vraiment voir exposer à la vindicte publique la moindre de ses paroles ?
Réponse de le 29/12/2010 à 14:17 :
je suis aussi entiérement d'accord avec vous deux c est une chose de dénoncer un complot ou de la corruption s en est une autre de revelver des secrets militaires qui mettrait en danger soit des agents de terrain soit des civils Le grand public n est pas meme de comprendre le tenant et les aboutissants de ces informations qui doivent rester dans l ombre
a écrit le 23/12/2010 à 10:15 :
parfait ! je devais acheter au printemps,le nouvel i-Pad d'apple,et bien je le ferais pas,car je n'aime pas la censure.
je suis bien content de ne pas avoir un i-phone fabriqué en chine,mais le n8 de nokia,fabriqué en finlande,c'est à dire en europe.
Réponse de le 28/12/2010 à 18:35 :
Sauf Erreur Nokia à été racheté par les chinois (oups) désolé
a écrit le 23/12/2010 à 8:22 :
La conception de la Liberté des américains ressemble de plus en plus à celle des communistes.
a écrit le 23/12/2010 à 8:19 :
Clairement, la CIA actionne tous les leviers à fond.
a écrit le 23/12/2010 à 7:49 :
Wikileaks aura aussi démontré les accords tacites entre les grands marques et les gouvernements, Orson Wells avait prédi cela, maitenant ces liens etroits sont exposés au grand jour. Apple qui dans les annees 90 avait fait une pub moquant le comportement standard de ces concurrents (le marteau lancé dans le grand écran) vient de prouver que Apple ne vaut guere mieux en terme d'indépendance que les autres marques.
a écrit le 23/12/2010 à 6:15 :
Curieux que Apple ne désactive pas les applis des grands journaux américains qui relaient les infos de Wikileaks. Comme d'hab, ils censurent le site qui n'est pas américain. La mondialisation ne vaut que pour le commerce. Pour la liberté d'expression, et les libertés individuelles en général, c'est plutôt chacun pour soi. Et les américains de faire finalement ni plus ni moins que ce que font les Chinois. Le concept de démocratie devient de plus en plus flou. C'est flippant.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :