Confidentialité : la CNIL prévient d'une action répressive européenne contre Google

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Copyright Bloomberg. (Crédits : <small>Reuters</small>)
Constatant que Google ne s'est pas conformé à leurs demandes, les autorités européennes de protection des données personnelles vont créer un groupe de travail piloté par la CNIL pour coordonner leur action répressive à l'encontre du géant américain.

La CNIL et ses homologues européens haussent le ton face à Google. La Commission informatique et libertés vient d?annoncer que les différentes autorités européennes de protection des données  personnelles préparaient « une action répressive et coordonnée » contre le géant américain de l?Internet qui n?a « pas apporté de réponse précise et opérationnelle » à leurs recommandations (lire le communiqué), constatent-elles « à la date du 18 février », soit « à l?expiration du délai de 4 mois accordé à Google. » En particulier, la CNIL et ses homologues réclamaient que Google précise les durées de conservation des données, et plus généralement permette « un meilleur contrôle par les utilisateurs de la combinaison de données entre les nombreux services offerts par Google. »

Une action répressive avant l?été, de possibles sanctions pécuniaires
Les autorités européennes proposent « la mise en place d'un groupe de travail, piloté par la CNIL, pour coordonner leur action répressive, laquelle devrait intervenir avant l'été. » Le plan d?action sera soumis pour validation le 26 février en séance plénière du G29, le groupe des CNIL européennes. La présidente de la CNIL, Isabelle Falque-Pierrotin, avait évoqué en octobre dernier l?éventualité de sanctions pécuniaires. « Notre politique de confidentialité respecte la loi européenne et nous permet d'offrir des services plus simples et plus efficaces. Nous nous sommes pleinement impliqués tout au long des échanges avec la CNIL et nous continuerons à le faire » a réagi une porte-parole du moteur de recherche en France. La CNIL avait été mandatée par les 26 autres autorités européennes pour analyser la nouvelle politique de confidentialité de Google, appliquée depuis le 1er mars 2012, qui s?est traduite par la fusion d?une soixantaine de règles d?utilisation et par le regroupement d?informations provenant de plusieurs services Google, comme la messagerie électronique Gmail ou le réseau communautaire Google+.
 

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Commentaires
a écrit le 18/02/2013 à 19:25 :
C'est bien les gars en plus vous n'avez plus les propagandistes socialos pour vous tirer dans les pattes alors profitez-en.
a écrit le 18/02/2013 à 19:03 :
Il faudrait deja que les utilisateurs de google sachent l utiliser !
En effet, il est tout a fait possible, dans les options de google, de totalement effacer les backups, interdire tout backup ou historique de la part de google. D interdire toutes indexations dans google de données existantes ou effacé etc...
En clair , tout le monde peux utiliser les applis google et total anonymat et faire en sorte que personne, pas meme google ne les utilise...
a écrit le 18/02/2013 à 15:08 :
Cela va donc se terminer par une amende-aumône de 2 millions... Un prix d' "ami".
a écrit le 18/02/2013 à 14:53 :
On s?inquiète de l?hégémonie des maxi-firmes à la Google et de la dictature induite par l?usage exclusif de leurs plateformes mais des ententes comme « l?accord Google » ne font que renforcer le pouvoir des géants ! Nous montrons encore notre incapacité à définir une politique industrielle du numérique capable de soutenir l?innovation de nos startups. Pendant que nous fustigeons les géants du web, la loi de finance 2013 fait baisser tous les investissements des Business Angels, seul levier capable d?affaiblir les positions dominantes. Pour que la France retrouve sa souveraineté dans le numérique, pour peser face aux oligopoles numeriques commençons par soutenir les startups françaises qui, si elles manquent de moyens, ne manquent pas d'idées. Ma derniére découverte est un site concurent de google news 100% francais: http://www.onemoretab.com que j'ai trouvé sur le site commentcamarche: http://www.commentcamarche.net/news/5861904-onemoretab-creer-son-propre-portail-d-actualites .
a écrit le 18/02/2013 à 14:41 :
La première mesure à prendre est de permettre aux internautes d'avoir accès au ou aux dossiers de données qui sont conservés par Google, la seconde est d'interdire un stockage des données sauf pour des rasions de sécurité nationale (mais attention à la définition de "sécurité nationale", tout ce qui porte atteinte à la liberté de pensée et d'expression doit en être exclu naturellement) donc pour des raisons extrêmement restrictives, la troisième est de donner permettre aux internautes d'engager des "class action" et de leur permettre l'accès aux meilleurs avocats pour obtenir des indemnités dissuasives devant les tribunaux. C'est pas très compliqué, les firmes US ne comprennent (et les firmes tout court surtout les multinationales et en particulier les firmes du net) ne comprennent que la sanction financière et la sanction impliquant sa diffusion dans les médias, chaque coup porté venant impacter son chiffre d'affaires et son image donc son fonds de commerce, donc sa valeur boursière.

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