Sur son site Internet, entièrement en anglais, la start-up parisienne Pretty Simple Games invite les développeurs, artistes, testeurs et autres graphistes à consulter ses offres d'emploi : «Rejoignez l'équipe qui a fait Criminal Case. »
Ce n'est pas le nom d'une série américaine, mais celui du « deuxième jeu Facebook le plus joué dans le monde», soit 9 millions de joueurs par jour à la fin de 2012. Devant ceux du californien Zynga !
Retournant les clichés en avantages concurrentiels sur le thème de l'équilibre vies professionnelle et personnelle, les fondateurs de Pretty Simple, Bastien Cazenave et Corentin Raux, sont d'ardents défenseurs du « work in France. »
Installés dans le 20e arrondissement, à Belleville, dans le même immeuble que l'incubateur Créanova, ils emploient près de 50 personnes et comptent en embaucher 100 autres dans les deux à trois ans, tout en restant coûte que coûte à Paris.
Ces deux gamers de 35 et 36 ans, au look de geeks assumé, diplômés l'un de Centrale l'autre de Telecom Paris Tech, n'ont pas l'intention d'aller s'installer dans la Silicon Valley.
Pretty Simple a levé 2,5 millions d'euros en 2011 auprès du fonds français Idinvest (ex-AGF Private Equity), qui avait financé son tour d'amorçage. Ironie de leur success story phénoménale, leur premier jeu sur Facebook, My Shops, est la coqueluche des ménagères américaines !
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Trois ans après sa création, Pretty Simple devrait réaliser un chiffre d'affaires « très nettement supérieur à 10 millions d'euros » cette année, contre 1,1 million en 2011, uniquement en micro-transactions sur le réseau social.
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Rentable, avec des marges de plus de 60 %, la jeune société va devoir payer cette année un IS à taux plein, « ce qui n'est pas forcément adapté quand on est en phase d'investissement », concède Corentin Raux, mais cela fait partie de ce système « formidable ».
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