La France a le goût du spam. En tout juste trois mois, les ordinateurs de l'Hexagone ont relayé suffisamment de "pourriels" (comme disent les Québecois) pour faire passer le pays de la 8e à la 2e place au classement mondial des émetteurs de spam, d'après la société britannique de sécurité informatique Sophos.
"Il faut garder à l'esprit que la majeure partie du spam provient de systèmes infectés par des malwares à l'insu des utilisateurs", explique Michel Lanaspèze, directeur marketing pour l'Europe de l'Ouest chez Sophos cité dans le communiqué. Et d'ajouter :
En tout, 6,7% du trafic mondial de spams a donc été "transmis" par la France entre avril et juin 2014, soit près de deux fois plus que lors du premier trimestre 2014 (3,4%), où l'Hexagone avait signé son entrée dans le classement.
Si la progression est suffisante pour dépasser la Chine (6,2%, le pays oscille au cours des trimestres entre la 2e et la 5e place), elle laisse tout de même la France loin derrière les États-Unis. Le pays constitue en effet une cible de choix avec la plus grande population mondiale d'internautes et les infrastructures les plus étendues au monde, argue Sophos.
En utilisant le ratio de spam par habitant des États-Unis comme référence, le classement observe plusieurs changements. L'Hexagone n'est ainsi plus que cinquième avec tout de même 1,4 fois plus de spams par Français que par Américains.
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"Ce résultat est particulièrement inquiétant, il devrait alerter les internautes sur la nécessité [...] d'avoir un système d'exploitation bénéficiant des derniers correctifs de vulnérabilité", commente Michel Lanaspèze, qui met en garde les utilisateurs de Windows XP, pour lequel Microsoft a arrêté de produire des mises à jour de sécurité.
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Fait notable, la Biélorussie, dont les habitants "envoyaient" au deuxième trimestre 2013 27,1 fois plus de spams que ceux des États-Unis (contre 1,9 fois selon le classement actuel) cède sa première place, longtemps incontestée, à l'Ukraine (2,1 fois), qui fait ainsi un bond depuis la 5e place (au classement janvier-mars 2014).
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