Au Brésil, X (ex-Twitter) réclame son grand retour
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L'ancien Twitter est suspendu depuis le 31 août dans le plus grand pays d'Amérique latine.
DADO RUVIC
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L'ancien Twitter est suspendu depuis le 31 août dans le plus grand pays d'Amérique latine.
DADO RUVIC
X pourra-t-il un jour faire son grand retour au Brésil ? C'est ce qu'espère le réseau social qui affirme désormais avoir répondu à toutes les exigences de la Cour suprême du pays d'Amérique du Sud et qui demande la levée de sa suspension, a confié à l'AFP une source proche du dossier. L'entreprise a notamment présenté de nouveaux documents réclamés par le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes.
Le réseau, propriété du milliardaire Elon Musk, s'est engagé à « protéger la liberté d'expression dans les limites de la loi » et à respecter « la souveraineté des pays » où il opère, a-t-il publié dans un message publié jeudi sur son compte dédié aux relations avec les gouvernements sur la plateforme. « Nous pensons que l'accès de la population brésilienne à X est essentiel pour une démocratie dynamique et nous continuerons à défendre la liberté d'expression dans le cadre d'une procédure légale », a-t-il ajouté dans un message en anglais et en portugais.
Consulté, le cabinet d'avocats Pinheiro Neto, qui représente X au Brésil, n'a pas souhaité faire de commentaire. La Cour suprême n'en a pas dit davantage, au nom du secret de la justice.
Pour rappel, le juge de la Cour suprême, Alexandre de Moraels, qui a ordonné le 30 août la suspension de X au Brésil, reproche notamment à la plateforme du milliardaire américain d'avoir ignoré une série de décisions judiciaires liées à la lutte contre la désinformation. Il a ainsi demandé à X de supprimer les comptes de personnalités, majoritairement d'extrême droite, formant une « milice numérique », ce que le milliardaire a refusé. Il lui a par ailleurs reproché de ne pas avoir de représentant légal sur place.
X a finalement depuis nommé récemment un représentant légal au Brésil. Mais samedi dernier, le juge Morales avait estimé que X n'avait toujours « pas dûment rempli » toutes les conditions pour obtenir la fin de son interdiction. Il lui avait donné cinq jours pour déposer des documents supplémentaires.
Le juge a également ordonné à X de payer une amende d'au moins cinq millions de réais par jour (environ 820.000 euros) pour avoir violé sa suspension le 18 septembre. En effet, une astuce technique a permis mercredi au réseau social de faire son retour dans le pays pour certains utilisateurs.
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Le réseau social a assuré qu'il s'agissait de la conséquence « involontaire et temporaire » d'un changement de serveur, sans convaincre les autorités. La plateforme a de nouveau été bloquée dès le lendemain.
La suspension de la plateforme au Brésil a lancé un vif débat dans le plus grand pays d'Amérique latine, et au-delà, sur les limites de la liberté d'expression sur les réseaux sociaux. Le rétablissement de X met les juges de la Cour suprême « en échec », pour Alexandre Caramelo, professeur de télécommunications au sein de la Fondation Getulio Vargas. « Cela prouve qu'ils ne savent pas ce qu'ils font » et « ignorent ce qui est techniquement possible », a-t-il confié à l'AFP.
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De son côté, Elon Musk avait fustigé la suspension, traitant de « dictateur » le juge Moraes. La droite brésilienne emmenée par l'ancien chef de l'Etat Jair Bolsonaro lui avait emboîté le pas, alors que la suspension avait en revanche été soutenue par le gouvernement du président de gauche Lula, au nom du respect des lois.
(Avec AFP)
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