Deezer : « L'entrée en Bourse nous apporte l'argent nécessaire à notre développement » (Stéphane Rougeot, DG adjoint)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
BENOIT TESSIER
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
BENOIT TESSIER
Cinquième séance en Bourse, cinquième séance en baisse. Avec une chute globale de 40% de sa valorisation en moins d'une semaine, c'est peu dire que les débuts de Deezer sur Euronext sont compliqués. Plutôt que de réaliser une entrée en Bourse classique, le champion français du streaming musical a fait le choix de fusionner le 5 juillet avec le Spac I2PO créé par Iris Knobloch (ex-dirigeante de Warner Media Europe), Artemis (holding de la famille Pinault) et Combat Holding (holding de Mathieu Pigasse).
Malgré ce début catastrophique, les dirigeants de Deezer tempèrent la situation et affichent leur confiance en leur nouvelle stratégie. La Tribune a pu échanger avec Stéphane Rougeot, Directeur général adjoint et directeur financier de Deezer depuis janvier 2022.
LA TRIBUNE- Après cinq jours de cotation, l'action affiche plus de 40% de baisse par rapport à son prix de départ, de 8,50 euros à 4,85 euros. Comment expliquez-vous que vous ayez autant manqué votre cible de valorisation ?
STEPHANE ROUGEOT- Techniquement, nous n'avons pas fait une introduction en Bourse, mais une fusion avec un Spac. La valorisation a donc été définie en avril, lors de la signature entre Deezer et I2PO. Les entreprises qui font des IPO classiques peuvent ajuster leur valorisation jusqu'à la veille de l'introduction, mais ce n'était pas notre cas. Dans un contexte de marché volatile, la baisse du cours était donc logique. De plus, le multiple de valorisation [rapport entre les performances économiques et la valeur de l'action, ndlr] de Deezer était plus important que celui de Spotify [le leader mondial du streaming audio, ndlr], ce qui à ce stade de notre développement n'a pas lieu d'être.
À lire également
Vous aviez prévu de lever jusqu'à 400 millions d'euros, vous n'en récoltez finalement que 140 millions, à peine plus que le minimum anticipé. Comment cet écart de 260 millions d'euros affecte-t-il votre plan de développement ?
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.
