Malgré son entrée en Bourse difficile, Deezer sauve les meubles
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Après une première tentative ratée en 2015, la première journée en Bourse de Deezer, ce mardi, était très attendue, alors que les marchés financiers, et plus particulièrement les valeurs des entreprises tech, sont en souffrance ces derniers mois. Elle a tourné au cauchemar. A peine introduite sur Euronext ce 5 juillet, l'action du champion français du streaming audio a pris du plomb dans l'aile, en perdant jusqu'à 35% de sa valeur sur les coups de 11 heures, avant de se reprendre légèrement et finir la séance sur une baisse de 27,5%.
Pour autant, Deezer semble avoir sauvé les meubles. Derrière la sérieuse correction des marchés, se cachent des points de satisfaction. Si elle n'a pu lever les 400 millions d'euros espérés, l'entreprise est tout de même parvenue à récupérer 170 millions d'euros, un montant suffisant, selon la direction, pour alimenter son virage stratégique vers l'intégration à des applications tierces en marque blanche. Un pari opérationnel qui doit permettre à Deezer de trouver le chemin de la rentabilité d'ici à 2025. De quoi laisser espérer un redressement du cours de l'action à moyen terme.
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Plusieurs conditions étaient réunies pour cette dégringolade. L'introduction en Bourse a tout d'abord été préparée avant que l'aversion au risque des marchés n'augmente en flèche. Ensuite, l'entreprise a misé sur la mauvaise journée : le 5 juillet était assez particulier, avec la dépréciation historique de l'euro, combinée à une baisse du marché de près de 2%. Enfin, Deezer a peut-être eu les yeux plus gros que le ventre, en s'introduisant avec une prime par rapport à Spotify, le leader du secteur, dont le cours de Bourse est en retrait de 54% depuis le début de l'année. Autrement dit, elle proposait aux investisseurs de payer comparativement plus cher par rapport aux perspectives de croissance des deux groupes.
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