Données personnelles : Meta à nouveau sanctionné par l'UE
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La dernière amende en date de Meta date de janvier 2023 : 5,5 millions d'euros pour un manque de transparence concernant WhatsApp.
Peter Dasilva
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La dernière amende en date de Meta date de janvier 2023 : 5,5 millions d'euros pour un manque de transparence concernant WhatsApp.
Peter Dasilva
Une nouvelle amende pour le géant américain Meta. Ce vendredi, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp a été condamnée à payer 91 millions d'euros par le régulateur irlandais. Le motif : avoir enfreint le règlement européen sur les données (RGPD) en manquant de transparence, après une faille de sécurité affectant les mots de passe des utilisateurs.
Dans cette nouvelle décision, la Commission irlandaise pour la protection des données (DPC), qui agit pour le compte de l'Union européenne, reproche à Meta de n'avoir pas mis en place des mesures de sécurité appropriées en amont, mais aussi d'avoir mis trop de temps à l'informer du problème.
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La DPC avait lancé une enquête en avril 2019 après avoir été informé par Meta Irlande du stockage « par inadvertance » de « certains mots de passe d'utilisateurs » en clair, c'est-à-dire non cryptés, sans que ceux-ci n'aient « été communiqués à des parties externes », indique-t-elle dans un communiqué.
La faille de sécurité remonte à janvier 2019, et a touché 36 millions d'utilisateurs de Facebook et Instagram dans l'espace économique européen, a précisé à l'AFP Graham Doyle, responsable de la communication du régulateur irlandais. La DPC reproche à Meta de ne l'avoir informé du problème qu'en mars 2019. « Il est largement admis que les mots de passe des utilisateurs ne doivent pas être stockés en clair », a insisté Graham Doyle.
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Meta reconnaît de son côté que certains mots de passe d'utilisateurs ont été « temporairement enregistrés dans un format lisible dans nos systèmes de données internes », dans une déclaration transmise à l'AFP.
L'entreprise assure avoir « pris des mesures immédiates pour corriger cette erreur », ajoutant qu'il n'y a « aucune preuve que ces mots de passe ont été utilisés de manière abusive ou consultés de manière inappropriée ». Par ailleurs, le géant américain jure avoir « signalé ce problème de manière proactive » et avoir « collaboré de manière constructive tout au long de cette enquête ».
Bien que nombreuses, ces condamnations semblent peu dissuasives pour le géant de Menlo Park. En septembre 2021, le groupe écope de 225 millions d'amende pour son manque de transparence dans « le traitement des informations entre WhatsApp et d'autres compagnies de Facebook ». En mars 2022, il reçoit une amende de 17 millions pour avoir échoué à mettre en place des mesures de protection des données.
Rebelote six mois plus tard, en septembre 2022, avec une amende record de 405 millions d'euros pour des manquements dans le traitement des données des mineurs, puis en novembre 2022, avec 265 millions d'euros pour n'avoir pas protégé suffisamment les données des utilisateurs de Facebook.
En janvier 2023, il reçoit deux nouvelles amendes totalisant 390 millions d'euros pour avoir violé « ses obligations en matière de transparence » et pour son traitement des données personnelles « à des fins de publicité » ciblée. Dernière amende en date quelques jours plus tard: 5,5 millions pour un manque de transparence concernant WhatsApp.
Quoiqu'il en soit, le bénéfice net de la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, a grimpé de 73% sur un an, à 13,5 milliards de dollars, au deuxième trimestre. Et son dernier chiffre d'affaires s'établit à 39 milliards (+22%), supérieur à ses propres attentes et à celles du marché.
À l'annonce de ce résultat mercredi 31 juillet, l'action de la firme américaine avait pris plus de 7%, lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York. Un bon score après avoir été sanctionné en Bourse au premier trimestre, à cause de la hausse des dépenses d'investissement, qui à date, sont désormais comprises entre 37 et 40 milliards de dollars pour l'année.
Néanmoins, le groupe américain est aussi attendu au tournant sur ses innovations en matière d'intelligence artificielle, face à des concurrents de taille, comme OpenAI, inventeur de l'application d'IA à succès ChatGPT.
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Resté très discret sur le sujet, Meta est finalement sorti du bois en avril avec la présentation de sa nouvelle version de « Meta AI », son assistant qui répond aux questions des utilisateurs, comme ChatGPT. L'application a gagné en visibilité sur les plateformes du groupe et en compétences grâce à Llama 3, la dernière version du modèle d'IA de Meta, comparable à GPT-4 (OpenAI) et Gemini (Google).
(Avec AFP)
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